Histoires du Coran

La vache qui démasqua un meurtrier

12:54Nouveau

Source: 2:67, 2:68, 2:69, 2:70, 2:71, 2:72, 2:73, 2:74
Traduction
Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah

Un vieil homme riche est assassiné de nuit, et son corps est laissé devant la porte d'un autre clan. Personne n'a vu le meurtrier. Les Enfants d'Israël demandent au prophète Moïse (paix sur lui) de prier, et Allah leur ordonne d'abattre une vache. Au lieu d'obéir, ils posent question sur question, et chaque réponse rend la tâche plus difficile. Quand ils l'abattent enfin et frappent le mort avec une partie de la vache, il se relève par la volonté d'Allah et nomme son meurtrier. Une histoire du Coran (2:67-74) sur l'obéissance à l'ordre d'Allah, sans chercher d'excuses.

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Les versets

  1. Al-Baqarah 2:67

    وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِقَوْمِهِۦٓ إِنَّ ٱللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تَذْبَحُوا۟ بَقَرَةًۭ ۖ قَالُوٓا۟ أَتَتَّخِذُنَا هُزُوًۭا ۖ قَالَ أَعُوذُ بِٱللَّهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ ٱلْجَٰهِلِينَ

    Et quand Moïse dit à son peuple : « Allah vous ordonne d'abattre une vache », ils dirent : « Te moques-tu de nous ? » Il dit : « Qu'Allah me protège d'être parmi les ignorants. »Sens en langage simple (Qabas Anime)

  2. Al-Baqarah 2:68

    قَالُوا۟ ٱدْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا هِىَ ۚ قَالَ إِنَّهُۥ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌۭ لَّا فَارِضٌۭ وَلَا بِكْرٌ عَوَانٌۢ بَيْنَ ذَٰلِكَ ۖ فَٱفْعَلُوا۟ مَا تُؤْمَرُونَ

    Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous explique comment elle est. » Il dit : « Allah dit que c'est une vache ni vieille ni trop jeune, d'un âge moyen, entre les deux. Faites donc ce qu'on vous ordonne. »Sens en langage simple (Qabas Anime)

  3. Al-Baqarah 2:69

    قَالُوا۟ ٱدْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا لَوْنُهَا ۚ قَالَ إِنَّهُۥ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌۭ صَفْرَآءُ فَاقِعٌۭ لَّوْنُهَا تَسُرُّ ٱلنَّٰظِرِينَ

    Ils dirent: "Demande donc pour nous à ton Seigneur qu’Il nous précise sa couleur". - Il dit: "Allah dit que c’est une vache jaune, de couleur vive et plaisante à voir."

  4. Al-Baqarah 2:70

    قَالُوا۟ ٱدْعُ لَنَا رَبَّكَ يُبَيِّن لَّنَا مَا هِىَ إِنَّ ٱلْبَقَرَ تَشَٰبَهَ عَلَيْنَا وَإِنَّآ إِن شَآءَ ٱللَّهُ لَمُهْتَدُونَ

    Ils dirent : « Demande pour nous à ton Seigneur qu'Il nous explique comment elle est, car pour nous les vaches se ressemblent toutes. Et si Allah le veut, nous serons certainement guidés vers elle. »Sens en langage simple (Qabas Anime)

  5. Al-Baqarah 2:71

    قَالَ إِنَّهُۥ يَقُولُ إِنَّهَا بَقَرَةٌۭ لَّا ذَلُولٌۭ تُثِيرُ ٱلْأَرْضَ وَلَا تَسْقِى ٱلْحَرْثَ مُسَلَّمَةٌۭ لَّا شِيَةَ فِيهَا ۚ قَالُوا۟ ٱلْـَٰٔنَ جِئْتَ بِٱلْحَقِّ ۚ فَذَبَحُوهَا وَمَا كَادُوا۟ يَفْعَلُونَ

    Il dit : « Allah dit que c'est une vache qui n'a jamais été dressée pour labourer la terre ni pour arroser les champs, sans aucun défaut et sans aucune tache. » Ils dirent : « Maintenant, tu nous as apporté la vérité. » Alors ils l'abattirent, mais ils avaient bien failli ne pas le faire.Sens en langage simple (Qabas Anime)

  6. Al-Baqarah 2:72

    وَإِذْ قَتَلْتُمْ نَفْسًۭا فَٱدَّٰرَْٰٔتُمْ فِيهَا ۖ وَٱللَّهُ مُخْرِجٌۭ مَّا كُنتُمْ تَكْتُمُونَ

    Et quand vous aviez tué un homme et que chacun de vous cherchait à se disculper. Mais Allah démasqua ce que vous dissimuliez.

  7. Al-Baqarah 2:73

    فَقُلْنَا ٱضْرِبُوهُ بِبَعْضِهَا ۚ كَذَٰلِكَ يُحْىِ ٱللَّهُ ٱلْمَوْتَىٰ وَيُرِيكُمْ ءَايَٰتِهِۦ لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ

    Nous dîmes alors : « Frappez-le avec une partie de la vache. » C'est ainsi qu'Allah redonne la vie aux morts, et Il vous montre Ses signes, afin que vous compreniez.Sens en langage simple (Qabas Anime)

  8. Al-Baqarah 2:74

    ثُمَّ قَسَتْ قُلُوبُكُم مِّنۢ بَعْدِ ذَٰلِكَ فَهِىَ كَٱلْحِجَارَةِ أَوْ أَشَدُّ قَسْوَةًۭ ۚ وَإِنَّ مِنَ ٱلْحِجَارَةِ لَمَا يَتَفَجَّرُ مِنْهُ ٱلْأَنْهَٰرُ ۚ وَإِنَّ مِنْهَا لَمَا يَشَّقَّقُ فَيَخْرُجُ مِنْهُ ٱلْمَآءُ ۚ وَإِنَّ مِنْهَا لَمَا يَهْبِطُ مِنْ خَشْيَةِ ٱللَّهِ ۗ وَمَا ٱللَّهُ بِغَٰفِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

    Puis, et en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore; car il y a des pierres d’où jaillissent les ruisseaux, d’autres se fendent pour qu’en surgisse l’eau, et d’autres [encore] s’affaissent par crainte d’Allah. Et Allah n’est certainement pas inattentif à ce que vous faites.

Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).

Transcription

Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.

Par une nuit froide… un vieil homme marchait seul. Il ne savait pas… que des yeux le suivaient dans le noir. Il s'arrêta… se retourna… et ne vit personne.

Et en un instant… tout fut fini.

Le meurtrier s'enfuit… et personne ne le vit. Personne, sauf Allah.

Un crime sans témoin et sans preuve… qu'Allah allait dévoiler… grâce à une vache. « Et quand vous aviez tué un homme et que chacun de vous cherchait à se disculper. Mais Allah démasqua ce que vous dissimuliez. » (Coran 2:72) Cela se passa chez les Enfants d'Israël… au temps du prophète Moïse, paix sur lui. Parmi eux vivait un vieil homme très riche : de vastes terres… des troupeaux de moutons… et des coffres pleins d'argent.

Mais il n'avait pas d'enfants.

Il mangeait seul… il dormait seul… dans une grande maison silencieuse. Ainsi, à sa mort… ses proches hériteraient de lui.

Certains d'entre eux lui rendaient visite chaque jour… et demandaient sans cesse de ses nouvelles.

Et les gens ne voient des cœurs… que ce qui paraît sur les visages. À l'aube… une femme du quartier sortit vers le puits avec sa jarre… Soudain… elle vit ce que ses yeux ne pouvaient croire.

Il gisait devant la porte d'un autre clan… comme si le meurtrier voulait leur faire porter le crime. Les gens se rassemblèrent autour de lui…

Et ses proches vinrent en pleurant… Et son neveu dit en pleurant : « Mon oncle… qui t'a fait cela ? » Et l'un de ses proches dit : « C'est vous qui l'avez tué… on l'a trouvé à votre porte. » Le maître de la maison dit : « Par Allah, nous ne l'avons pas tué… et nous ne savons pas qui l'a tué. » La colère monta… les voix s'élevèrent… et chaque camp prit ses armes. Le sang allait appeler le sang… et un seul crime allait devenir une guerre.

Ils se renvoyaient l'accusation… chacun la rejetant sur l'autre… Et le meurtrier était parmi eux… il entendait et il voyait. Alors quelques sages se levèrent parmi eux et dirent : « Allez-vous vous entretuer… alors qu'un messager d'Allah est parmi vous ?

Allez trouver Moïse. »

Ils allèrent donc trouver le prophète Moïse, paix sur lui… et lui racontèrent ce qui s'était passé… Leur ancien dit : « Ô prophète d'Allah… un homme des nôtres a été tué… et nous ne savons pas qui l'a tué. » Et le neveu du mort dit : « Ô prophète d'Allah… prie ton Seigneur pour nous… qu'Il nous révèle qui a tué mon oncle. » Moïse pria donc son Seigneur… et un ordre lui vint d'Allah… un ordre que personne n'attendait. Alors Moïse leur dit : « Allah vous a ordonné… d'abattre une vache. » Une vache ? Ils demandent qui est le meurtrier… et on leur ordonne une vache ? L'un d'eux dit en se moquant : « Te moques-tu de nous, Moïse ? » Moïse dit : « Qu'Allah m'en garde ! Seul un ignorant se moque des gens… au sujet d'un ordre d'Allah. » Un prophète ne dit sur Allah que la vérité. Mais ils ne le firent pas… Et l'un d'eux dit : « Quelle vache devons-nous abattre ? Il faut le lui demander. »

Ils revinrent vers Moïse et dirent : « Ô Moïse… demande pour nous à ton Seigneur… comment est cette vache ? » Moïse leur dit : « Elle n'est pas vieille et usée… ni si jeune qu'elle n'a jamais eu de veau… mais entre les deux. Allez donc, et faites ce qu'on vous a ordonné. » Mais ils revinrent avec d'autres questions… L'un d'eux dit : « Ô Moïse… de quelle couleur est-elle ? » Moïse dit : « Elle est jaune… d'un jaune intense… d'une couleur pure et brillante… une joie pour tous ceux qui la regardent. » Et plus ils demandaient… plus la chose devenait difficile pour eux. Puis ils demandèrent une troisième fois : « Ô Moïse… quelle vache est-ce ? Pour nous, toutes les vaches se ressemblent… » Puis ils dirent : « Nous la trouverons… si Allah le veut. » Moïse leur dit : « Elle n'a jamais servi à labourer la terre… ni à arroser les champs… Elle est sans aucun défaut… et n'a aucune autre couleur que la sienne. » Ibn Abbas, compagnon du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), a dit : « S'ils avaient pris n'importe quelle vache, elle leur aurait suffi… mais ils se sont compliqué la tâche… alors Allah la leur a compliquée. » Ils partirent donc la chercher… sur les marchés, dans les fermes, et dans les villages lointains.

Celle-ci est vieille… Et celle-ci est jeune… Et celle-ci porte sur le cou la trace de la charrue… Et celle-ci a une tache noire. Le berger leur dit : « Vous cherchez une vache qui n'existe pas. » Jusqu'à ce qu'enfin ils la trouvent… chez un jeune homme pauvre. L'un des premiers savants a dit : « S'ils n'avaient pas dit “si Allah le veut”… ils ne l'auraient jamais trouvée. » Certains savants qui expliquent le Coran racontent sur ce jeune homme une histoire des Enfants d'Israël… que nous ne confirmons ni ne démentons. On raconte qu'il était très bon envers son père. Un jour, un marchand vint le voir avec un joyau précieux… mais la clé était sous la tête de son père, qui dormait.

Le jeune homme dit au marchand : « Je ne réveillerai pas mon père. » Le marchand repartit avec son joyau, et le jeune homme accepta la perte. Alors Allah lui donna en échange mieux que cela… cette vache, dont ils ne trouvèrent pas la pareille sur terre. L'ancien lui dit : « Vends-nous ta vache. » Le jeune homme secoua la tête… et chaque fois qu'ils offraient plus, il refusait. Quand il vit combien ils en avaient besoin, il augmenta son prix. On dit qu'ils la payèrent en remplissant sa peau d'or. Ils la menèrent à la ville… et ils faillirent ne pas aller jusqu'au bout : à cause de son prix élevé, et de toutes leurs disputes… et l'on dit aussi : par peur que le meurtrier soit démasqué. Au matin, ils entrèrent avec elle dans la ville… et les gens sortirent de leurs maisons… l'un après l'autre. Ils l'abattirent… comme Allah le leur avait ordonné. Puis Allah leur ordonna… de frapper le mort avec une partie de la vache. Ils le frappèrent… Et tout se tut.

Puis… il bougea.

Et il ouvrit les yeux… Et le mort se leva, vivant… par la volonté d'Allah.

Ils lui demandèrent : « Qui t'a tué ? » Il leva sa main tremblante… il pointa du doigt… et dit : « Celui qui m'a tué… c'est le fils de mon frère. »

Tous les gens se tournèrent… vers lui.

Puis il retomba… et redevint mort, comme il l'était.

Son propre neveu… celui qui l'avait pleuré plus que tous… et qui avait réclamé son sang à des innocents.

Il nia… et dit : « Par Allah, je ne l'ai pas tué ! » Il refusa la vérité, après l'avoir vue de ses propres yeux. Il le tua pour hériter de lui… alors Allah le priva de l'héritage. On dit : après l'affaire de la vache, plus aucun meurtrier n'a hérité. Et les savants sont tous d'accord : celui qui tue volontairement… n'hérite pas de celui qu'il a tué. C'est ainsi qu'Allah redonne la vie aux morts. Ils virent de leurs propres yeux un mort se lever et parler… pour qu'ils sachent que Celui qui l'a ramené à la vie… peut ramener tous les gens à la vie au Jour du Jugement. Et malgré tout ce qu'ils avaient vu… leurs cœurs devinrent durs après cela. Leurs cœurs devinrent comme des pierres… et même plus durs encore.

Car d'une pierre, des rivières peuvent jaillir… une pierre peut se fendre… et l'eau en coule… une pierre peut tomber par peur d'Allah… mais d'un cœur dur, rien de bon ne sort. Le savant Qatada a dit : « Allah a excusé les pierres… mais pas les misérables parmi les hommes. » Alors demande-toi : combien de fois un ordre clair d'Allah t'est parvenu… et tu as cherché une question pour retarder ton obéissance ? Et combien de fois as-tu vu un signe d'Allah… puis tu es redevenu comme avant ? Le cœur s'adoucit en obéissant… et durcit par l'entêtement. Alors, quand un ordre d'Allah te parvient… dis : « Nous avons entendu, et nous obéissons. » « Nous dîmes alors : « Frappez-le avec une partie de la vache. » C'est ainsi qu'Allah redonne la vie aux morts, et Il vous montre Ses signes, afin que vous compreniez. Puis, et en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore; car il y a des pierres d’où jaillissent les ruisseaux, d’autres se fendent pour qu’en surgisse l’eau, et d’autres [encore] s’affaissent par crainte d’Allah. Et Allah n’est certainement pas inattentif à ce que vous faites. » (Coran 2:73–74)

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