Histoires du Coran
L'histoire du prophète Youssouf (paix sur lui)
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- Traduction
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah
Le rêve d'un frère, trois tuniques, et une promesse faite au fond d'un puits qui s'est réalisée.
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Les versets
Traduction: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Source
- Versets
- Yusuf 12:4-5, Yusuf 12:8-10, Yusuf 12:12-13, Yusuf 12:15, Yusuf 12:17-21, Yusuf 12:23, Yusuf 12:25, Yusuf 12:27, Yusuf 12:31, Yusuf 12:33, Yusuf 12:42-44, Yusuf 12:50-51, Yusuf 12:58, Yusuf 12:77, Yusuf 12:84, Yusuf 12:87, Yusuf 12:89-90, Yusuf 12:92-93, Yusuf 12:96, Yusuf 12:100, Yusuf 12:111
- Traduction
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com
Sources
- [1] Quran, Surah Yusuf (12), Quran.com (consulté le 2026-10-17)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International, for each verse quoted in the video. The video's subtitles quote these verses in its own wording; this page shows Saheeh International exactly.Pages consultées, par verset : 12:4, 12:5, 12:8, 12:9, 12:10, 12:12, 12:13, 12:15, 12:17, 12:18, 12:19, 12:20, 12:21, 12:23, 12:25, 12:27, 12:31, 12:33, 12:42, 12:43, 12:44, 12:50, 12:51, 12:58, 12:77, 12:84, 12:87, 12:89, 12:90, 12:92, 12:93, 12:96, 12:100, 12:111
- [2] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-10-17)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)". Quran.com shows the commentary for a group of verses; the page opened for each verse is listed. Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 12:4, 12:5, 12:8, 12:9, 12:10, 12:12, 12:13, 12:15, 12:17, 12:18, 12:19, 12:20, 12:21, 12:23, 12:25, 12:27, 12:31, 12:33, 12:42, 12:43, 12:44, 12:50, 12:51, 12:58, 12:77, 12:84, 12:87, 12:89, 12:90, 12:92, 12:93, 12:96, 12:100, 12:111
Explication
- Youssouf (paix sur lui) dit à son père qu'il avait vu onze étoiles, le soleil et la lune se prosterner devant lui (12:4). Ibn Kathîr rapporte la parole d'Ibn 'Abbâs selon laquelle les rêves des prophètes sont une révélation d'Allah, et que les exégètes ont expliqué les onze étoiles comme ses onze frères, et le soleil et la lune comme son père et sa mère.[1][2]
- Son père Jacob (paix sur lui) lui dit de ne pas raconter ce rêve à ses frères (12:5). Ibn Kathîr explique qu'il craignait qu'ils ne l'envient et ne complotent contre lui, et cite le hadith selon lequel celui qui voit un rêve qui lui déplaît doit chercher refuge auprès d'Allah contre son mal et ne le raconter à personne.[1][2]
- Les frères se plaignirent que Youssouf et son frère étaient plus aimés de leur père, et certains proposèrent de le tuer ou de l'éloigner vers une autre terre, en comptant devenir ensuite des gens de bien (12:8-9). Ibn Kathîr remarque qu'ils projetaient de se repentir avant même d'avoir commis le péché. L'un d'eux dit : ne le tuez pas, jetez-le au fond du puits (12:10). Qatâda et Ibn Ishâq ont dit que c'était l'aîné, Rubil (Ruben) ; as-Suddî a dit que c'était Yahûdhâ (Juda).[1][2]
- Ibn Kathîr ajoute que leur projet de le tuer ne pouvait jamais réussir, car Allah avait voulu que Youssouf devienne Son prophète et un homme d'autorité en Égypte.[2]
- Ils demandèrent à leur père de l'envoyer avec eux « faire une promenade et jouer » (12:12). Jacob répondit qu'il craignait qu'un loup ne le dévore pendant qu'ils ne feraient pas attention (12:13). Ibn Kathîr note que cela montre son profond amour pour son fils, et que les frères entendirent ces mots de sa bouche et s'en servirent plus tard comme excuse.[1][2]
- Au fond du puits, Allah révéla à Youssouf qu'un jour il leur rappellerait ce qu'ils avaient fait, sans qu'ils sachent qui il était (12:15). Ibn Kathîr explique que cela vint au moment de la détresse pour apaiser son cœur et raffermir sa résolution ; Ibn 'Abbâs a dit qu'il le leur rappellerait alors qu'ils seraient incapables de le reconnaître.[1][2]
- La première tunique. Les frères revinrent le soir en pleurant et dirent qu'un loup l'avait dévoré (12:17), et ils apportèrent sa tunique « tachée d’un faux sang » (12:18). Ibn Kathîr rapporte de Mujâhid, d'as-Suddî et d'autres qu'ils égorgèrent un mouton et tachèrent la tunique de son sang, mais oublièrent de la déchirer, et c'est pourquoi Jacob ne les crut pas. Il répondit qu'il ne lui restait « qu’une belle patience » et que c'est Allah qu'il faut appeler au secours.[1][2]
- Le chercheur d'eau d'une caravane fit descendre son seau et s'écria : « Ô Bonne nouvelle! Voilà un garçon ! » (12:19). Ibn Kathîr rapporte d'Ibn 'Abbâs que ce sont les frères qui cachèrent qu'il était leur frère, et qu'il fut vendu pour quelques dirhams (12:20), vingt selon Ibn Mas'ûd. Allah savait ce qu'ils faisaient et aurait pu les en empêcher, mais par Sa sagesse parfaite Il en décréta autrement.[1][2]
- L'homme d'Égypte qui l'acheta dit à sa femme de lui accorder une généreuse hospitalité (12:21). Ibn Kathîr dit qu'il était le ministre de l'Égypte, portant le titre d'al-'Azîz, et cite Ibn Mas'ûd qui le compte parmi trois personnes douées du plus grand discernement. Allah établit Youssouf dans le pays pour lui enseigner l'interprétation des rêves.[1][2]
- La femme d'al-'Azîz ferma les portes et l'appela ; il chercha refuge auprès d'Allah et dit : « C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile » (12:23). Ibn Kathîr explique qu'il parlait de son mari, qui l'avait bien traité, et qu'il ne le trahirait donc jamais.[1][2]
- La deuxième tunique. Tous deux coururent vers la porte, elle lui déchira sa tunique par derrière et l'accusa devant son mari (12:25) ; un témoin de sa famille jugea que si la tunique était déchirée par derrière, c'est elle qui avait menti et lui qui disait vrai (12:27). Ibn Kathîr explique qu'il s'était enfui et qu'elle l'avait retenu par la tunique, par derrière. Sur le témoin, il rapporte deux avis : un homme adulte, ou un jeune enfant, avis que préférait Ibn Jarîr at-Tabarî.[1][2]
- Quand les femmes de la ville le virent au banquet, elles se coupèrent les mains et dirent : « ce n’est qu’un ange noble » (12:31). Ibn Kathîr cite le hadith authentique selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) rencontra Youssouf au troisième ciel la nuit de l'Isrâ' et dit qu'il avait reçu la moitié de toute la beauté.[1][2]
- Youssouf pria : « Ô mon Seigneur ! La prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent » (12:33). Ibn Kathîr explique qu'il préféra la prison par crainte d'Allah et demanda à Allah de ne pas l'abandonner à lui-même, et il cite le hadith d'al-Bukhârî et Muslim sur les sept qu'Allah abritera de Son ombre, parmi lesquels un homme qui repousse une femme de rang et de beauté en disant qu'il craint Allah.[1][2]
- Youssouf demanda au prisonnier qui allait être libéré de parler de lui à son maître, mais Satan fit oublier l'homme, et Youssouf resta en prison quelques années (12:42). Ibn Kathîr dit que l'oubli se rapporte à l'homme libéré, et que le mot employé pour « quelques » signifie entre trois et neuf, selon Mujâhid et Qatâda.[1][2]
- Le roi vit sept vaches grasses mangées par sept maigres, et ses notables appelèrent cela un amas de rêves (12:43-44). Ibn Kathîr note que Youssouf l'interpréta sans blâmer l'homme qui l'avait oublié et sans faire de sa libération une condition ; il comprit que les vaches étaient des années.[1][2]
- Youssouf refusa de quitter la prison avant que son innocence soit établie (12:50), et la femme d'al-'Azîz reconnut : « Maintenant la vérité s’est manifestée » (12:51). Ibn Kathîr cite le hadith dans lequel le Prophète (paix et salut sur lui) loua la patience de Youssouf, en disant que s'il était resté en prison aussi longtemps que Youssouf, il aurait accepté l'offre d'en sortir.[1][2]
- Pendant les années de sécheresse, ses frères vinrent acheter des vivres ; il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas (12:58). Ibn Kathîr explique qu'ils l'avaient vendu enfant et n'auraient jamais pu imaginer qu'il deviendrait ministre, et ajoute que Youssouf lui-même ne mangeait pas à sa faim des réserves qu'il gardait pour les gens.[1][2]
- Lorsque la coupe du roi fut trouvée dans le sac de Benjamin, les frères dirent qu'un frère à lui avait volé auparavant, voulant parler de Youssouf (12:77). Youssouf garda sa réponse pour lui ; Ibn Kathîr explique qu'il la dit en lui-même et ne la prononça pas à voix haute.[1][2]
- Les yeux de Jacob blanchirent de chagrin, et il contenait sa peine (12:84). Ibn Kathîr rapporte de Qatâda et d'autres qu'il ne se plaignit à aucune créature. Puis il envoya ses fils chercher Youssouf et son frère et leur dit de ne pas désespérer du secours d'Allah, car seuls les gens mécréants désespèrent (12:87).[1][2]
- Youssouf leur demanda s'ils savaient ce qu'ils avaient fait alors qu'ils étaient ignorants (12:89) et se fit reconnaître : « Je suis Joseph, et voici mon frère » (12:90). Ibn Kathîr relie cela à la promesse qu'avec la difficulté vient l'aisance (94:5-6). Youssouf dit qu'il n'y aurait aucun reproche contre eux ce jour-là et pria pour leur pardon (12:92) ; Ibn Kathîr explique qu'il ne leur rappellerait jamais leur faute après ce jour.[1][2]
- La troisième tunique. Youssouf leur dit d'appliquer sa tunique sur le visage de son père pour qu'il recouvre la vue (12:93). Ibn Kathîr rapporte d'Ibn 'Abbâs que lorsque la caravane quitta l'Égypte, Jacob perçut l'odeur de Youssouf à huit jours de distance. Quand arriva le porteur de la bonne nouvelle et qu'il l'appliqua sur son visage, il recouvra la vue (12:96). Mujâhid et as-Suddî ont dit que le porteur était Yahûdhâ, celui-là même qui avait apporté autrefois la tunique au faux sang et qui voulait effacer cette faute.[1][2]
- Youssouf éleva ses parents sur le trône, ils s'inclinèrent devant lui, et il dit que son rêve d'autrefois s'était réalisé (12:100). Ibn Kathîr explique que cette inclination était une salutation permise envers les gens d'autorité dans les lois antérieures, et que l'islam a réservé la prosternation à Allah seul. Il rapporte que le rêve se réalisa quarante ans plus tard, ou quatre-vingts selon d'autres.[1][2]
- La sourate se termine ainsi : « Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence » (12:111). Ibn Kathîr explique que le Coran n'est pas un récit inventé, mais une confirmation des révélations antérieures, ainsi qu'un guide et une miséricorde pour les croyants.[1][2]
Leçons et enseignements
- L'envie peut pousser même des frères à de graves fautes ; on s'en préserve tôt.[1][2]
- Certains bienfaits gagnent à rester discrets jusqu'à ce qu'ils arrivent.[1][2]
- Les gens complotent, mais le décret d'Allah l'emporte, et Il tire le bien de ce qui était voulu comme un mal.[1][2]
- Au moment le plus dur, Allah envoie le réconfort, et avec la difficulté vient la délivrance.[1][2]
- La patience, c'est se plaindre de sa peine à Allah seul.[1][2]
- Le mensonge finit souvent par se défaire : les frères ont taché la tunique mais ont oublié de la déchirer.[1][2]
- La chasteté et la loyauté passent avant le désir, le rang et le confort.[1][2]
- Le croyant demande à Allah de ne pas l'abandonner à lui-même face à la tentation.[1][2]
- Fais le bien même à ceux qui t'ont oublié, sans reproche ni condition.[1][2]
- Laver son nom compte, et la vérité éclate en son temps.[1][2]
- Ne désespère jamais du secours d'Allah.[1][2]
- Le vrai pardon ne rappelle pas sans cesse aux autres leur faute.[1][2]
- Les histoires du Coran sont des leçons pour ceux qui réfléchissent.[1][2]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Academy pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du Coran ni de son exégèse.
- Quel bienfait de ta vie gagnerait peut-être à rester discret pour l'instant ?
- Où l'envie, même un peu, influence-t-elle ta manière de voir un frère, une sœur ou un collègue ?
- Youssouf a refusé ce qui était facile et a choisi la prison. Que te coûterait-il de choisir ce qui est juste dans une situation cette semaine ?
- Y a-t-il quelqu'un à qui tu as pardonné mais à qui tu rappelles encore ce qu'il a fait ?
- Quand as-tu vu quelque chose qui ressemblait à une perte se transformer plus tard en bien ?
Carte de réflexion
Une carte avec une réflexion tirée de cet épisode et sa source, prête à partager.
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