Hadiths en anime
Jurayj et l'invocation de sa mère
Source et authenticité: Sahih al-Bukhari 3436Sahih (authentic)
- Recueil
- Sahih al-Bukhari
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 3436Référence dans le livre: Book 60 (Prophets), Hadith 107
- Authenticité
- Sahih (authentic)Sahih al-Bukhari 3436, Sahih al-Bukhari 2482, Sahih Muslim 2550a, Sahih Muslim 2550b, Ibn Hajar al-Asqalani, Sahih al-Bukhari 1206, Ibn Hajar al-Asqalani
- Également rapporté dans
- Sahih al-Bukhari 2482Sahih al-Bukhari 1206Sahih Muslim 2550aSahih Muslim 2550b
Traduction : Qabas
Ouvrir sur sunnah.comJurayj était un dévot fervent parmi les Enfants d'Israël, qui vivait dans un ermitage. Trois fois, sa mère l'appela alors qu'il accomplissait une prière surérogatoire, et il continua de prier. Le cœur brisé, elle demanda à Allah de ne pas le faire mourir avant qu'il ait vu le visage des femmes de mauvaise vie. Une femme de mauvaise vie tenta de le séduire et échoua. Elle tomba dans le péché avec un berger et accusa Jurayj d'être le père de son bébé. Les gens démolirent son ermitage et le frappèrent. Il fit ses ablutions, pria, toucha le bébé et lui demanda : « Qui est ton père ? » Le bébé parla : « Le berger. » Les gens proposèrent de rebâtir son ermitage en or ; il demanda de l'argile, comme avant. Une histoire sur le respect dû à la mère et sur la façon dont Allah protège les véridiques.
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Le hadith
Traduction : Qabas · Sahih al-Bukhari 3436
Traduction anglaise vérifiée
Narrated Abu Huraira: The Prophet (ﷺ) said, "None spoke in cradle but three: (The first was) Jesus, (the second was), there a man from Bani Israel called Juraij. While he was offering his prayers, his mother came and called him. He said (to himself), 'Shall I answer her or keep on praying?" (He went on praying) and did not answer her, his mother said, "O Allah! Do not let him die till he sees the faces of prostitutes." So while he was in his hermitage, a lady came and sought to seduce him, but he refused. So she went to a shepherd and presented herself to him to commit illegal sexual intercourse with her and then later she gave birth to a child and claimed that it belonged to Juraij. The people, therefore, came to him and dismantled his hermitage and expelled him out of it and abused him. Juraij performed the ablution and offered prayer, and then came to the child and said, 'O child! Who is your father?' The child replied, 'The shepherd.' (After hearing this) the people said, 'We shall rebuild your hermitage of gold,' but he said, 'No, of nothing but mud.'(The third was the hero of the following story) A lady from Bani Israel was nursing her child at her breast when a handsome rider passed by her. She said, 'O Allah ! Make my child like him.' On that the child left her breast, and facing the rider said, 'O Allah! Do not make me like him.' The child then started to suck her breast again. (Abu Huraira further said, "As if I were now looking at the Prophet (ﷺ) sucking his finger (in way of demonstration.") After a while the people passed by, with a lady slave and she (i.e. the child's mother) said, 'O Allah! Do not make my child like this (slave girl)!, On that the child left her breast and said, 'O Allah! Make me like her.' When she asked why, the child replied, 'The rider is one of the tyrants while this slave girl is falsely accused of theft and illegal sexual intercourse."
English translation by Dr. M. Muhsin Khan, as published on Sunnah.com.
Source et authenticité
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 3436 (Référence dans le livre: Book 60 (Prophets), Hadith 107)
- Également rapporté dans
Sahih al-Bukhari 2482 (Book 46 (Oppressions), Hadith 43)The same chain as no. 3436 (Muhammad ibn Sirin from Abu Hurayra), with Juraij's story only: here the woman says she will tempt Juraij, and his mother comes to him a second time before her supplication.
Sahih al-Bukhari 1206 (Book 21 (Actions while Praying), Hadith 10)Al-A'raj's narration, in the chapter on a mother who calls her son during the prayer: she calls him three times and he says each time, O Allah, my mother and my prayer; the woman is a shepherdess who sheltered by his hermitage; he calls the baby Babus (little one).
Sahih Muslim 2550a (Book 45 (The Book of Virtue, Enjoining Good Manners, and Joining of the Ties of Kinship), Hadith 8)Abu Rafi's narration: his mother says, O Juraij, I am your mother, speak to me; the people come with axes and spades; Juraij smiles and wipes the boy's head; they offer gold and silver, and he asks them to rebuild it as it was.
Sahih Muslim 2550b (Book 45 (The Book of Virtue, Enjoining Good Manners, and Joining of the Ties of Kinship), Hadith 9)Muhammad ibn Sirin's longer narration, the one the film follows most closely: his mother comes on three days; a sinful woman famed for her beauty offers to tempt him; the people beat him; he asks to pray, then pokes the baby's belly; they kiss him and offer to rebuild the hermitage of gold, and he asks for clay, as it was.
- Authenticité
Sahih (authentic)
- Rapporté par les deux Sahîh : al-Bukhârî l'a rapporté d'Abû Hurayra dans le Livre des prophètes (n° 3436) et dans le Livre des injustices (n° 2482), tous deux par Muhammad ibn Sîrîn, et Muslim dans le Livre de la bonté, des bonnes manières et du maintien des liens de parenté (n° 2550), par Abû Râfi' et par Muhammad ibn Sîrîn. Ibn Hajar (Fath al-Bârî, vol. 6, p. 553) énumère ceux qui ont rapporté l'histoire d'Abû Hurayra : Muhammad ibn Sîrîn, al-A'raj, Abû Râfi' et Abû Salama.[1][2][4][5][6]
- Al-Bukhârî le donne aussi dans le Livre des actes pendant la prière (n° 1206), au chapitre de la mère qui appelle son fils pendant la prière, d'après al-A'raj, en commençant par les mots « al-Layth a dit », sans sa propre chaîne complète ; Ibn Hajar (vol. 3, p. 94) note qu'al-Ismâ'îlî l'a rapporté en entier avec une chaîne continue depuis al-Layth.[3][7]
Sources
- [1] Sahih al-Bukhari 3436, Prophets, Sunnah.com (consulté le 2026-10-20)Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [2] Sahih al-Bukhari 2482, Oppressions, Sunnah.com (consulté le 2026-10-20)Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [3] Sahih al-Bukhari 1206, Actions while Praying, Sunnah.com (consulté le 2026-10-20)Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [4] Sahih Muslim 2550a, The Book of Virtue, Enjoining Good Manners, and Joining of the Ties of Kinship, Sunnah.com (consulté le 2026-10-20)Abu Rafi's narration from Abu Hurayra; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [5] Sahih Muslim 2550b, The Book of Virtue, Enjoining Good Manners, and Joining of the Ties of Kinship, Sunnah.com (consulté le 2026-10-20)Muhammad ibn Sirin's narration from Abu Hurayra; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [6] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 6, pp. 552-557 (Book of the Prophets, chapter on Maryam and Isa, commentary on Sahih al-Bukhari 3436), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-10-20)Ibn Hajar gives his full commentary on the story here. Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.Pages consultées : pp. 553-557
- [7] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 3, p. 94 (Book of Actions while Praying, chapter: if a mother calls her son during the prayer, commentary on Sahih al-Bukhari 1206), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-10-20)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.Pages consultées : p. 94
- [8] Al-Nawawi, Sharh Sahih Muslim (al-Minhaj), vol. 16, pp. 82-84 (Book of Virtue, chapter: giving precedence to honouring parents over voluntary prayer and other acts, commentary on Sahih Muslim 2550), Islamweb.net library (Dar al-Khayr edition, 1416 AH / 1996, page numbers as printed) (consulté le 2026-10-20)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.Pages consultées : p. 82, p. 84
Explication
- Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit que seuls trois ont parlé au berceau : Issa (Jésus), le bébé de l'histoire de Jurayj, et un nourrisson des Enfants d'Israël qui, au passage d'un cavalier à la belle allure, demanda à Allah de ne pas le rendre semblable à cet homme. Ibn Hajar (Fath al-Bârî, vol. 6, p. 553) explique qu'al-Bukhârî a placé le hadith au chapitre d'Issa (paix sur lui) parce qu'il traite de ceux qui ont parlé au berceau, et qu'Issa est le premier d'entre eux.[1][6]
- Jurayj était un dévot fervent qui prit un ermitage et y demeura (Muslim 2550b). Ibn Hajar (vol. 6, p. 554) décrit l'ermitage (sawma'a) comme une construction haute, étroite à son sommet, et conclut des versions que Jurayj vécut après Issa (paix sur lui) et fut l'un de ses disciples.[5][6]
- Sa mère vint pendant qu'il priait et l'appela. Dans la version de Muslim par Muhammad ibn Sîrîn (2550b), elle vint trois jours, et chaque fois il dit : Seigneur, ma mère et ma prière, puis revint à sa prière ; dans la version d'Abû Râfi' (2550a), Abû Hurayra montra comment le Prophète (paix et salut sur lui) l'avait décrite l'appelant : la paume au-dessus du sourcil et la tête levée vers lui. Ibn Hajar (vol. 6, p. 554) explique ses mots : répondre à ma mère et achever ma prière se présentent à moi en même temps, guide-moi donc vers le meilleur des deux.[5][4][6]
- An-Nawawî (Sharh Sahîh Muslim, vol. 16, p. 82) rapporte que les savants y ont vu la preuve que la bonne conduite pour lui était de lui répondre : il était dans une prière surérogatoire, la poursuivre était donc facultatif et non obligatoire, alors que répondre à sa mère et l'honorer est obligatoire et lui désobéir est interdit ; il aurait pu abréger la prière, lui répondre, puis revenir à sa prière. Ibn Hajar (vol. 6, p. 556) en tire la même règle : répondre à sa mère passe avant la poursuite d'une prière surérogatoire, car la poursuivre est facultatif, alors que lui répondre et l'honorer est obligatoire.[8][6]
- Pourquoi ne lui a-t-il pas répondu ? An-Nawawî (vol. 16, p. 82) suggère que peut-être craignait-il qu'elle l'appelle à quitter son ermitage et à revenir au monde, et que cela affaiblisse sa résolution. Ibn Hajar (vol. 6, p. 556) le discute, puisqu'elle venait le voir et lui parler, et juge plus probable qu'il n'ait pas abrégé la prière par crainte d'y perdre son recueillement (khushû'). Sur le chapitre d'al-Bukhârî au sujet de la mère qui appelle son fils pendant la prière (n° 1206), Ibn Hajar (vol. 3, p. 94) note que les savants divergent sur la question de savoir si lui répondre est obligatoire et, si c'est le cas, si cela annule la prière.[8][6][3][7]
- Blessée, sa mère dit : « Ô Allah, ne le fais pas mourir avant de lui avoir montré le visage des femmes de mauvaise vie. » Dans la version d'Abû Râfi' (Muslim 2550a), le Prophète (paix et salut sur lui) ajouta que si elle avait demandé qu'il succombe à la tentation, il y aurait succombé. Ibn Hajar (vol. 6, p. 556) voit en elle de la douceur : si fâchée qu'elle fût, elle ne demanda que cela, et non qu'il tombe dans le péché ou qu'il soit tué. An-Nawawî (vol. 16, p. 84) compte parmi les enseignements du hadith la grandeur de la bonté envers les parents, le poids particulier du droit de la mère, et le fait que son invocation est exaucée.[1][4][6][8]
- Les Enfants d'Israël parlaient de Jurayj et de sa dévotion, et une femme de mauvaise vie dont la beauté était citée en exemple proposa de le séduire ; il ne se tourna pas vers elle. Elle alla trouver un berger qui s'abritait près de son ermitage et se donna à lui, et quand elle accoucha, elle dit que l'enfant était de Jurayj (Muslim 2550b). An-Nawawî (vol. 16, p. 84) explique que sa beauté était proverbiale parce que nulle ne l'égalait.[5][8]
- Les gens vinrent à lui, le firent descendre de son ermitage, le démolirent et se mirent à le frapper (Muslim 2550b) ; dans la version d'Abû Râfi', ils vinrent avec leurs haches et leurs pelles (Muslim 2550a). Alors, selon les mots d'al-Bukhârî, « il fit ses ablutions et pria ». An-Nawawî (vol. 16, p. 84) en déduit qu'il est recommandé de faire ses ablutions et de prier quand on invoque Allah pour une affaire grave, et Ibn Hajar (vol. 6, p. 557) que dans les affaires graves, le refuge est Allah, en se tournant vers Lui dans la prière. Tous deux notent que les ablutions étaient connues dans la loi des nations d'avant nous.[5][4][1][8][6]
- Puis il alla vers l'enfant et demanda : « Qui est ton père, ô garçon ? » Il répondit : « Le berger. » Dans les versions de Muslim, il toucha du doigt le ventre du bébé (2550b), ou sourit et lui passa la main sur la tête (2550a) ; Ibn Hajar (vol. 6, p. 556) concilie les versions : il fit tout cela. Il y voit aussi la force de la certitude de Jurayj et la justesse de son espoir en Allah : il demanda à un nouveau-né de parler, alors que les nouveau-nés ne parlent pas.[1][5][4][6]
- An-Nawawî (vol. 16, p. 84) dit que le hadith établit les karâmât, les prodiges qu'Allah accorde à Ses amis vertueux (awliyâ'), ce qui est la position d'Ahl as-Sunna, et qu'une karâma peut survenir par leur propre choix et à leur demande ; Ibn Hajar (vol. 6, p. 557) dit de même.[8][6]
- Ibn Hajar (vol. 6, p. 556) dit que le hadith montre que celui qui est véridique avec Allah n'est pas atteint par les épreuves, et qu'Allah ménage une issue à Ses amis lorsqu'ils sont éprouvés. An-Nawawî (vol. 16, p. 84) dit de même, en citant le Coran (65:2), et ajoute que l'épreuve peut demeurer sur eux un temps, pour élever leur état et les affiner, et c'est ainsi une grâce.[6][8]
- Les gens dirent : « Nous allons rebâtir ton ermitage en or. » Il dit : « Non, seulement en argile. » Dans les versions de Muslim, ils proposèrent de le rebâtir avec de l'or et de l'argent (2550a), et il leur demanda de le rebâtir en argile, comme avant (2550a, 2550b).[1][4][5]
Leçons et enseignements
- Répondre à ta mère passe avant la poursuite d'une prière surérogatoire : abrège-la, réponds-lui, puis reviens-y.[8][6]
- Honore tes parents, et ta mère avant tout : l'invocation d'une mère est exaucée.[8][6]
- Quand deux devoirs se rencontrent, commence par le plus important.[8][6]
- Quand une affaire grave t'arrive, fais tes ablutions, prie et tourne-toi vers Allah.[8][6]
- Celui qui est véridique avec Allah n'est pas atteint par les épreuves ; Allah ménage une issue à Ses amis lorsqu'ils sont éprouvés.[6][8]
- Sois doux avec ceux dont tu as la charge, même quand ils méritent d'être repris.[6]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Academy pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du hadith ni de son commentaire.
- La mère de Jurayj l'a appelé au milieu d'une prière surérogatoire. Quand l'un de tes parents t'appelle au milieu de quelque chose de bien, comment réponds-tu d'habitude ?
- Sa mère était blessée, et pourtant elle n'a demandé à Allah que ce qu'elle a demandé. Comment retiens-tu tes paroles quand tu es en colère contre quelqu'un que tu aimes ?
- Avant d'affronter la foule, Jurayj a fait ses ablutions et a prié. Vers quoi te tournes-tu en premier quand une épreuve soudaine te frappe ?
- On lui a offert un ermitage en or ; il a demandé de l'argile, comme avant. Que refuserais-tu aujourd'hui pour que ton adoration reste simple ?
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