Hadiths en anime
Le hadith de Jibrîl
Source et authenticité: Sahih Muslim 8aSahih (authentic)
- Recueil
- Sahih Muslim
- Rapporteur
- Sahih Muslim 8aRéférence dans le livre: Book 1 (The Book of Faith), Hadith 1
- Authenticité
- Sahih (authentic)Sahih Muslim 8a, Ibn Rajab al-Hanbali, 40 Hadith an-Nawawi 2, Sahih al-Bukhari 50, Sahih Muslim 8e (no. 9 in the usual numbering)
- Également rapporté dans
- 40 Hadith an-Nawawi 2Sahih al-Bukhari 50Sahih Muslim 8e
Traduction: Rachid Maach
Ouvrir sur sunnah.comUn inconnu aux vêtements d'une blancheur éclatante et aux cheveux très noirs vint s'asseoir devant le Prophète (paix et salut sur lui) et l'interrogea sur l'islam, la foi (îmân), l'excellence (ihsân) et l'Heure. Le Prophète apprit ensuite à 'Umar que c'était Jibrîl (Gabriel), venu leur enseigner leur religion.
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Le hadith
Traduction: Rachid Maach, An-Nawawi, Le jardin des vertueux (Riyâd As-Sâlihîn), traduction de Rachid Maach, hadith 60, pp. 42-43 of the PDF, IslamHouse.com. IslamHouse.com · Sahih Muslim 8a
Source et authenticité
- Rapporteur
- Sahih Muslim 8a (Référence dans le livre: Book 1 (The Book of Faith), Hadith 1)
- Également rapporté dans
40 Hadith an-Nawawi 2 (Hadith 2)Al-Nawawi placed the same narration of 'Umar second in his Forty Hadith, without Muslim's chain and without the account of Yahya ibn Ya'mar that opens it in Muslim.
Sahih al-Bukhari 50 (Book 2 (Belief), Hadith 43)A similar narration from Abu Hurayra: the questions come in a different order (faith first), Islam is described as worshipping Allah without associating anything with Him, the Prophet recites Luqman 31:34 about the Hour, and the man cannot be found when the Companions are sent to bring him back.
Sahih Muslim 8e (Book 1 (The Book of Faith), Hadith 5)Muslim's version of Abu Hurayra's narration, with a third sign of the Hour (the barefoot and unclothed becoming the heads of the people). Sunnah.com numbers it 8e; in the usual numbering of Muslim it is no. 9, and the Sunnah.com page "Sahih Muslim 9" holds only a further chain with one variant word.
- Authenticité
Sahih (authentic)
- Rapporté par Muslim dans son Sahîh (n° 8), au début du Livre de la foi. Ibn Rajab (vol. 1, p. 94) note que Muslim l'a rapporté d'après 'Umar, alors qu'al-Bukhârî ne l'a pas fait.[1][5]
- An-Nawawî en a fait le deuxième hadith de ses Quarante hadiths et l'a attribué à Muslim.[2]
- Une version semblable d'Abû Hurayra se trouve à la fois dans Sahîh al-Bukhârî (n° 50) et dans Sahîh Muslim ; Ibn Rajab (vol. 1, p. 95) la cite d'après les deux Sahîh.[3][4][5]
Sources
- [1] Sahih Muslim 8a, The Book of Faith, Sunnah.com (consulté le 2026-10-19)Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [2] 40 Hadith an-Nawawi 2, Sunnah.com (consulté le 2026-10-19)
- [3] Sahih al-Bukhari 50, Belief, Sunnah.com (consulté le 2026-10-19)Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [4] Sahih Muslim 8e (no. 9 in the usual numbering), The Book of Faith, Sunnah.com (consulté le 2026-10-19)Abu Hurayra's narration; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [5] Ibn Rajab al-Hanbali, Jami' al-'Ulum wa al-Hikam, vol. 1, pp. 93-143 (hadith 2), Islamweb.net library (Mu'assasat al-Risala edition, 1422 AH / 2001, page numbers as printed) (consulté le 2026-10-19)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.Pages consultées : pp. 94-141
- [6] Al-Nawawi, Sharh Sahih Muslim (al-Minhaj), vol. 1, pp. 121-133 (Book of Faith, chapter: Iman, Islam and Ihsan, and the obligation to believe in the decree), Islamweb.net library (Dar al-Khayr edition, 1416 AH / 1996, page numbers as printed) (consulté le 2026-10-19)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.Pages consultées : pp. 122-133
- [7] Sharh al-Arba'in an-Nawawiyya, attributed to Ibn Daqiq al-'Id, p. 29 (hadith 2), Al-Maktaba al-Shamila (shamela.ws), Mu'assasat al-Rayyan edition, page numbers as printed (consulté le 2026-10-19)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.
- [8] Sharh al-Arba'in an-Nawawiyya, attributed to Ibn Daqiq al-'Id, p. 31 (hadith 2), Al-Maktaba al-Shamila (shamela.ws), Mu'assasat al-Rayyan edition, page numbers as printed (consulté le 2026-10-19)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.
- [9] Sharh al-Arba'in an-Nawawiyya, attributed to Ibn Daqiq al-'Id, p. 32 (hadith 2), Al-Maktaba al-Shamila (shamela.ws), Mu'assasat al-Rayyan edition, page numbers as printed (consulté le 2026-10-19)Arabic, summarised and translated by Qabas Academy.
Explication
- Dans la version de Muslim, le hadith est précédé d'un récit de Yahyâ ibn Ya'mar : le premier à nier le décret divin à Bassora fut Ma'bad al-Juhanî ; Yahyâ et Humayd ibn 'Abd ar-Rahmân, en route pour le Hajj ou la 'Umra, interrogèrent donc 'Abdallah ibn 'Umar à ce sujet. Ibn 'Umar désavoua ces gens et rapporta ce hadith d'après son père, 'Umar ibn al-Khattâb. Ibn Rajab (vol. 1, p. 103) explique qu'Ibn 'Umar le rapporta comme preuve contre ceux qui niaient le décret, à cause de ses mots sur la foi au décret.[1][5]
- 'Umar décrit un homme que personne ne reconnut, aux vêtements très blancs et aux cheveux très noirs, sans aucune trace de voyage sur lui. Il s'assit devant le Prophète (paix et salut sur lui), genou contre genou. An-Nawawî (vol. 1, p. 131) explique que l'homme posa les paumes sur ses propres cuisses et s'assit à la manière de celui qui apprend. Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 29) en tire qu'il convient de se présenter propre, bien vêtu et d'une tenue soignée devant les savants et les gens de rang, puisque Jibrîl vint enseigner aux gens par son apparence autant que par ses paroles.[1][6][7]
- Les Compagnons s'étonnèrent qu'il pose les questions puis confirme les réponses. An-Nawawî (vol. 1, p. 131) explique qu'un questionneur ignorant n'agit pas ainsi : ce sont les paroles de quelqu'un qui savait déjà, et à cette époque nul autre que le Prophète (paix et salut sur lui) ne connaissait ces choses. Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 29) ajoute qu'on ne savait pas que cet homme eût rencontré le Prophète ou entendu de lui quoi que ce soit, et pourtant il interrogeait comme celui qui sait et confirme.[1][6][7]
- L'islam est expliqué ici par des actes extérieurs : les deux attestations de foi, qui sont l'acte de la langue, puis la prière, la zakât, le jeûne de Ramadan et le pèlerinage pour qui en a les moyens. Ibn Rajab (vol. 1, p. 98) note que ce sont les fondements sur lesquels reposent les actes de l'islam, et que le hadith indique que toute obligation extérieure fait partie de l'islam.[1][5]
- La foi (îmân) est expliquée par des croyances intérieures : en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au décret, dans son bien et dans son mal (Ibn Rajab, vol. 1, p. 102). Ibn Rajab (p. 103) décrit la foi au décret à deux degrés : qu'Allah savait d'avance tout ce que feraient Ses serviteurs et l'a consigné par écrit ; et qu'Il a créé tous leurs actes et les a voulus.[1][5]
- Pourquoi le hadith distingue-t-il l'islam de la foi, alors qu'ailleurs les actes sont comptés comme faisant partie de la foi ? Ibn Rajab (vol. 1, pp. 105-108) répond que certains mots couvrent plusieurs sens lorsqu'ils sont employés seuls et se les partagent lorsqu'ils sont associés : mentionnés seuls, l'islam et la foi incluent chacun l'autre ; mentionnés ensemble, comme ici, la foi désigne la croyance du cœur et l'islam les actes. Ainsi, tout croyant est musulman, mais tout musulman n'a pas une foi complète (pp. 108-109). An-Nawawî (vol. 1, p. 122) cite al-Baghawî dans le même sens : l'islam nomme ce qui est extérieur, la foi ce qui est intérieur, et ensemble ils forment un seul tout, la religion.[5][6]
- An-Nawawî (vol. 1, pp. 131-132) compte la définition de l'ihsân parmi les paroles concises et complètes du Prophète. Si une personne se tenait en adoration en voyant réellement son Seigneur, elle ne négligerait rien de l'humilité, de l'attention et du soin ; adore donc Allah en tout état comme tu le ferais alors, car ce qui suscite ce soin, c'est de savoir qu'Allah te voit, et cela reste vrai quand tu ne Le vois pas. Son but est la sincérité dans l'adoration et la conscience constante d'Allah.[6]
- Ibn Rajab (vol. 1, p. 126) explique qu'adorer comme si l'on voyait Allah, c'est garder Sa proximité présente dans le cœur, ce qui engendre la crainte, la révérence et le respect, ainsi que l'effort pour rendre l'adoration complète. Il décrit deux degrés (p. 129) : agir conscient qu'Allah te voit, ce qui est la sincérité ; et, au-dessus, adorer comme si on Le voyait par le cœur, ce qui est la réalité de l'ihsân.[5]
- Interrogé sur l'Heure, le Prophète répondit : « Celui qui est interrogé n’en est pas mieux informé que celui qui pose la question. » (traduction de Rachid Maach). Ibn Rajab (vol. 1, p. 135) explique que toutes les créatures sont égales dans l'ignorance de son moment : Allah S'en est réservé la connaissance.[1][5]
- Le premier signe est que l'esclave enfantera sa maîtresse. An-Nawawî (vol. 1, p. 132) rapporte que la plupart des savants y voient l'annonce que les esclaves et leurs enfants deviendraient nombreux, car l'enfant d'un maître tient la place de son père ; il mentionne aussi d'autres avis. Ibn Rajab (vol. 1, p. 136) le rattache à l'ouverture des pays et au grand nombre de captifs amenés. Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 31) rapporte aussi l'avis selon lequel la désobéissance envers les parents se répandrait, au point qu'un enfant traiterait sa mère comme un maître traite sa servante.[6][5][8]
- Le second signe est celui de bergers va-nu-pieds, dévêtus et démunis rivalisant dans la hauteur des constructions. An-Nawawî (vol. 1, p. 133) explique que les gens du désert et ceux qui sont dans le besoin recevraient tant de biens de ce monde qu'ils s'enorgueilliraient de leurs constructions. Ibn Rajab (vol. 1, p. 137) dit que cela signifie que les plus humbles des gens deviendraient leurs chefs, et (p. 139) que ces signes reviennent à une seule chose : confier les affaires à ceux qui n'en sont pas dignes.[6][5]
- An-Nawawî (vol. 1, p. 133) met en garde : un signe de l'Heure n'est pas en soi une règle juridique ; tout ce que le Prophète (paix et salut sur lui) a cité parmi ses signes n'est pas interdit ou blâmable ; un signe peut être bon ou mauvais, permis ou interdit.[6]
- 'Umar dit qu'il resta un long moment. An-Nawawî (vol. 1, p. 133) note que, dans les versions d'Abû Dâwûd et d'at-Tirmidhî, ce fut au bout de trois, tandis que dans la version d'Abû Hurayra le Prophète (paix et salut sur lui) dit aussitôt que c'était Jibrîl. Il concilie les deux : 'Umar avait quitté l'assemblée ; le Prophète informa donc aussitôt ceux qui étaient présents, et informa 'Umar au bout de trois. Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 32) dit lui aussi que ce fut trois.[6][9][4]
- Le hadith se termine ainsi : « venu vous enseigner votre religion » (traduction de Rachid Maach). An-Nawawî (vol. 1, p. 133) en déduit que l'islam, la foi et l'ihsân sont tous ensemble appelés religion. Ibn Rajab (vol. 1, p. 97) le qualifie de hadith immense, qui contient l'explication de la religion tout entière, et c'est pourquoi le Prophète a appelé religion ces trois degrés ; Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 32) explique ces mots comme les fondements, ou les principes généraux, de leur religion.[1][6][5][9]
- Les savants soulignent tout ce que ce hadith rassemble. Ibn Daqîq al-'Îd (Sharh al-Arba'în an-Nawawiyya, qui lui est attribué, p. 29) dit que toutes les sciences de la Charia y reviennent et en découlent, si bien qu'il est comme la mère de la Sunna, de même qu'al-Fâtiha est appelée la Mère du Coran. An-Nawawî (vol. 1, p. 132) rapporte la même chose d'al-Qâdî 'Iyâd, et Ibn Rajab (vol. 1, pp. 134-135) montre comment ce que traitent les juristes, les savants du dogme et ceux qui parlent des actes du cœur relève tout entier de ses trois parties.[7][6][5]
Leçons et enseignements
- Se présenter devant les gens de savoir propre et bien vêtu, et s'asseoir avec attention, à la manière de celui qui apprend.[7][6]
- Quand les personnes présentes ont besoin d'une réponse qu'elles ne demandent pas, on peut poser la question pour que tous en profitent ; et l'enseignant doit être doux avec celui qui interroge et le laisser s'approcher, pour qu'il puisse demander sans crainte.[6]
- Un savant interrogé sur ce qu'il ne sait pas doit dire « je ne sais pas ». An-Nawawî dit que cela ne le diminue pas ; cela montre sa piété, sa crainte d'Allah et l'étendue de son savoir.[6]
- La religion a trois degrés, l'islam, la foi (îmân) et l'ihsân, et tous trois ensemble sont appelés religion.[5][6]
- Adore Allah comme si tu Le voyais ; et si tu n'y parviens pas, souviens-toi qu'Il te voit. C'est le cœur de la sincérité et de la vigilance sur soi-même.[6][5]
- La foi au décret, dans son bien et dans son mal, fait partie de la foi ; Ibn 'Umar fut sévère envers ceux qui le niaient et les désavoua.[1][5]
- Nul autre qu'Allah ne sait quand viendra l'Heure.[5]
- S'enorgueillir et rivaliser dans la hauteur des constructions est blâmable, et bâtir au-delà du besoin est détesté.[5][9]
- Quand le pouvoir passe à des gens qui n'en sont pas dignes, l'ordre de la religion comme celui du monde se corrompt ; c'est l'un des signes de l'Heure.[5]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Academy pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du hadith ni de son commentaire.
- Jibrîl est venu à la leçon propre et bien vêtu, et s'est assis comme celui qui apprend. Comment te prépares-tu, extérieurement et intérieurement, quand tu t'assois pour apprendre ta religion ?
- Des trois degrés, l'islam, la foi et l'ihsân, lequel trouves-tu le plus négligé dans ta propre vie en ce moment ?
- Si tu gardais vraiment à l'esprit qu'Allah te voit, qu'est-ce qui changerait dans ta façon de prier aujourd'hui ?
- Le Prophète (paix et salut sur lui) n'a pas prétendu savoir quand viendrait l'Heure. Quand as-tu dit pour la dernière fois, simplement, que tu ne savais pas quelque chose ?
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