Coran
Les Gens de la Caverne
- 8:46
- HD
- 10 langues
- CC
Et si tu dormais une seule nuit… pour te réveiller 300 ans plus tard ? Des jeunes hommes qui n'adoraient personne d'autre qu'Allah fuient de nuit un roi tyran, avec un chien qui ne les quitte jamais, et se cachent dans une caverne, dans les montagnes. Une histoire vraie du Coran, en animation (Al-Kahf 18:9-26).
Source: 18:9, 18:10, 18:11, 18:12, 18:13, 18:14, 18:15, 18:16, 18:17, 18:18, 18:19, 18:20, 18:21, 18:22, 18:23, 18:24, 18:25, 18:26
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Les versets
Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Chapitres
Explication
- À propos de ce film : le film raconte les versets 18:9-26 du Coran, avec les récits rapportés par Ibn Kathîr dans son commentaire du Coran. Certains détails viennent du film lui-même et ne se trouvent pas dans ces sources : les jeunes hommes traînés dehors un par un, ligotés comme des criminels, le cœur serein ; la fuite de nuit dans la montagne, tandis que les torches des soldats se rapprochaient ; le capitaine des soldats qui lève sa torche à l'entrée de la caverne et regarde à l'intérieur ; au fil des années, un berger avec ses chèvres et des voyageurs qui s'approchent de la caverne et s'enfuient ; les jeunes endormis qui deviennent gris, presque comme de la pierre, sous les toiles d'araignée ; les paroles exactes du vendeur (« C'est la pièce d'un roi… mort il y a trois cents ans ! » : dans le récit d'Ibn Kathîr, le vendeur ne reconnaît simplement pas la pièce) ; la réponse du jeune homme, « Trois cents ans ?! Je suis parti d'ici… hier ! » ; la poursuite à travers le marché, par-dessus les étals et de ruelle en ruelle ; et le gouverneur de la ville qui fixe longuement la pièce. Le film ne donne pas non plus de nom au roi, à la ville, au chien ni aux jeunes hommes, et il montre sept jeunes hommes. Ce qui est authentique, ce sont les versets du Coran présentés sur cette page et les récits rapportés par Ibn Kathîr, expliqués ci-dessous.[1][3][8]
- Il y a très longtemps, il y avait une ville dont les habitants adoraient des idoles. Elle était gouvernée par un roi cruel, un roi tyran, qui poussait tout le monde à faire de même. Ibn Kathîr, dans son commentaire du Coran, rapporte de nombreux savants avant lui que les jeunes hommes de cette histoire étaient des fils de rois et de familles nobles. Une fois par an, les gens se réunissaient hors de la ville pour une fête, où ils adoraient leurs idoles et leur offraient des sacrifices. Ibn Kathîr remarque que les jeunes comme eux acceptent plus facilement la vérité et sont mieux guidés que les plus âgés, attachés à leurs habitudes. Il dit aussi qu'Allah a décrit la caverne sans nous dire où elle se trouve, parce que le savoir ne nous apporterait aucun bienfait.[3][4][6]
- Le jour de la fête, chacun des jeunes hommes regarda ce que faisait son peuple et comprit que se prosterner et offrir des sacrifices ne revient qu'à Allah, qui a créé le ciel et la terre. L'un après l'autre, chacun s'éclipsa loin des siens. Ibn Kathîr rapporte que le premier s'assit à l'ombre d'un arbre, puis un autre vint s'asseoir avec lui, puis un autre, et ainsi de suite ; aucun ne connaissait les autres, et chacun cachait sa foi par peur. Puis l'un d'eux dit qu'une seule chose pouvait leur avoir fait quitter leur peuple, et que chacun devait donc dire ce que c'était. Chacun dit la même chose : il n'adorait qu'Allah. Ils devinrent des frères dans la foi et choisirent un endroit où ils adoraient Allah ensemble, jusqu'à ce que leur peuple le découvre et le dise au roi.[3][4]
- Le roi les fit venir devant lui et les interrogea sur leur religion. Ils lui dirent la vérité et l'appelèrent à croire en Allah. Le Coran dit qu'Allah a rendu leurs cœurs forts quand ils se sont levés et ont dit : « Notre Seigneur règne sur le ciel et la terre » (18:14). Ibn Kathîr rapporte que, dit-on, le roi refusa et les menaça, leur fit retirer leurs beaux habits, puis leur laissa un peu de temps pour réfléchir, en espérant qu'ils reviendraient à leur ancienne religion. Ibn Kathîr explique que c'était une bonté d'Allah envers eux, car pendant ces jours-là, ils ont pu s'enfuir.[1][3][5]
- Alors ils décidèrent de partir. Dans le Coran, ils se disent les uns aux autres que, maintenant qu'ils avaient quitté leur peuple et ce qu'il adorait en dehors d'Allah, ils devaient s'abriter dans la caverne : « Votre Seigneur répandra sur vous Sa miséricorde » (18:16). Ibn Kathîr rapporte qu'ils prirent chez eux quelques pièces d'argent ; ils en avaient donné une partie aux pauvres et gardé le reste. Un chien partit avec eux : on a dit que c'était le chien de chasse de l'un d'eux, et il se coucha à l'entrée comme pour les garder ; selon Ibn Kathîr, c'est là le bienfait d'accompagner des gens bons. Dans la caverne, ils demandèrent l'aide d'Allah : « Notre Seigneur, donne-nous Ta miséricorde » (18:10), ce qu'Ibn Kathîr explique ainsi : donne-nous Ta miséricorde et cache-nous de notre peuple. On a dit que le roi les chercha, mais qu'Allah les cacha à ses yeux.[1][3][7]
- Puis Allah les fit dormir (18:11). Ibn Kathîr explique qu'Allah les a plongés dans le sommeil quand ils sont entrés dans la caverne, et qu'ils ont dormi de nombreuses années. Le Coran décrit comment le soleil, quand il se levait, s'écartait de leur caverne vers la droite, et quand il se couchait, passait à leur gauche (18:17). Ibn Kathîr explique, d'après Ibn 'Abbâs, un compagnon du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), que le soleil entrait dans la caverne sans les toucher, car s'il les avait touchés, il aurait brûlé leurs corps et leurs habits ; c'est, dit-il, l'un des signes d'Allah.[1][3]
- Le Coran dit : « Tu les croirais éveillés, mais ils dorment » (18:18). Certains savants ont dit, comme le rapporte Ibn Kathîr, que leurs yeux restaient ouverts. Allah les tournait d'un côté puis de l'autre ; Ibn 'Abbâs a dit que s'ils n'avaient pas été tournés, la terre aurait usé leurs corps. Leur chien était couché à l'entrée, les pattes de devant étendues. Et quiconque les aurait regardés se serait enfui, terrifié : Ibn Kathîr explique qu'Allah leur avait donné un aspect si impressionnant que personne ne pouvait les regarder sans être rempli de terreur, afin que personne ne s'approche d'eux ni ne les touche avant le moment qu'Allah avait fixé pour leur réveil.[1][3][7]
- Combien étaient-ils ? Le Coran ne le dit pas avec certitude. Il cite trois choses que les gens diraient : trois, cinq ou sept, chaque fois avec leur chien. Pour les deux premières, il dit que c'est « en devinant ce qu'ils ne peuvent pas savoir », puis il demande au Prophète (paix et salut sur lui) de dire : « Mon Seigneur sait mieux que quiconque combien ils étaient. » (18:22). Ibn Kathîr remarque que la troisième opinion n'est pas suivie de ce commentaire, et rapporte qu'Ibn 'Abbâs a dit qu'il faisait partie de ces quelques personnes qui savent, et qu'ils étaient sept. Le film en montre sept. Ibn Kathîr doute aussi des noms que certains récits donnent aux jeunes hommes et à leur chien ; c'est pourquoi le film ne donne aucun nom.[1][3][9]
- Combien de temps ont-ils dormi ? Le Coran dit qu'ils restèrent dans leur caverne trois cents ans, et neuf années de plus (18:25). Ibn Kathîr explique que cela fait trois cent neuf ans en années lunaires, c'est-à-dire trois cents ans en années solaires : une année comptée selon la lune est un peu plus courte qu'une année comptée selon le soleil, donc trois cents ans selon le soleil font environ trois cent neuf ans selon la lune. Le verset suivant ajoute : « Allah sait mieux que quiconque combien de temps ils sont restés. » (18:26).[1][3][10]
- Puis Allah les réveilla, et ils se demandèrent les uns aux autres combien de temps ils avaient dormi. Ils dirent : « Un jour, ou une partie d'un jour. » (18:19). Ibn Kathîr explique qu'ils étaient entrés dans la caverne au début d'une journée et s'étaient réveillés à la fin d'une journée. Comme ils avaient faim, ils envoyèrent l'un d'eux en ville avec leurs pièces d'argent, en lui disant d'être prudent pour que personne ne les trouve (18:19-20). Ibn Kathîr rapporte qu'en ville, il ne reconnut rien ni personne, et se demanda s'il rêvait. Il donna ses pièces à un vendeur de nourriture ; l'homme ne les reconnut pas, les passa à son voisin, et les gens se mirent à dire que cet homme avait peut-être trouvé un trésor. Ils l'emmenèrent devant le gouverneur de la ville, qui l'interrogea jusqu'à ce qu'il raconte son histoire.[1][3][8]
- Pourquoi Allah a-t-Il laissé les gens les trouver ? Le Coran dit : pour qu'on sache « qu'Allah tient Sa promesse, et que l'Heure (le Jour du Jugement) est certaine » (18:21). Ibn Kathîr rapporte que les gens de cette époque doutaient de la Résurrection, le retour à la vie après la mort : Ikrima, l'un des premiers savants, a dit que certains d'entre eux croyaient que les âmes seraient ramenées à la vie, mais pas les corps ; alors Allah a réveillé les gens de la caverne comme un signe et une preuve de la Résurrection. À ce moment-là, la ville avait changé : dans le récit d'Ibn Kathîr, son gouverneur était, dit-on, un croyant. Le gouverneur et les gens montèrent jusqu'à la caverne avec le jeune homme, et il demanda à entrer le premier pour prévenir ses compagnons.[1][3][8]
- Que leur est-il arrivé ensuite ? Ibn Kathîr donne deux récits. Dans l'un, les gens ne surent pas comment il était rentré, et Allah leur cacha ce qui lui était arrivé. Dans l'autre, le gouverneur entra, les salua et les serra dans ses bras ; ils furent heureux, firent leurs adieux, retournèrent là où ils avaient dormi, puis Allah les fit mourir, et Allah sait mieux. C'est pourquoi le film dit seulement : on raconte qu'Allah reprit leurs âmes là-bas, et Allah sait mieux que quiconque. Le Coran raconte ensuite que les gens se disputèrent à leur sujet ; ceux qui l'emportèrent dans la dispute dirent qu'ils construiraient au-dessus d'eux un lieu de prière (18:21). Ibn Kathîr dit que les savants ne sont pas d'accord pour savoir s'ils ont eu raison de le faire, car le Prophète (paix et salut sur lui) a mis en garde contre le fait de transformer les tombes des prophètes et des gens pieux en lieux de culte.[3][8][1]
- La leçon de l'histoire : Celui qui les a réveillés après trois cents ans peut ramener les morts à la vie au Jour de la Résurrection (18:21, comme l'explique Ibn Kathîr plus haut). Et celui qui se tourne vers Allah, comme eux, trouve une issue : ils ont quitté leur peuple pour Allah, et Il a répandu sur eux Sa miséricorde (18:16). Ailleurs, le Coran dit : « Et celui qui craint Allah, Il lui donnera une issue », et pourvoira à ses besoins de là où il ne s'y attend pas (65:2-3). Dans le Musnad de l'imam Ahmad, un grand recueil des paroles du Prophète (n° 23074), un homme du désert qui avait rencontré le Prophète (paix et salut sur lui) a dit l'avoir entendu dire : «إنك لن تدع شيئا لله إلا بدلك الله به ما هو خير لك منه», ce qui veut dire : tu ne laisseras jamais rien pour Allah sans qu'Allah te le remplace par quelque chose de meilleur pour toi. Le savant Shu'ayb al-Arna'ût, dans sa vérification du Musnad (telle qu'elle est présentée sur dorar.net), a jugé sa chaîne de rapporteurs «إسناده صحيح», c'est-à-dire solide.[1][2][3][11]
Leçons et enseignements
- La foi n'a pas d'âge : des jeunes hommes ont défendu la vérité devant un roi tyran, et Allah a rendu leurs cœurs forts et les a guidés encore plus.[1][3]
- Celui qui laisse quelque chose pour Allah reçoit mieux en échange : ils ont quitté une vie confortable, et Allah les a couverts de Sa miséricorde et les a protégés.[11][1][3]
- Quand tous les chemins semblent fermés, tourne-toi vers Allah : ils Lui ont demandé Sa miséricorde dans une caverne sombre, et Il leur a donné une issue.[1][2]
- Les bonnes compagnies comptent : ils se sont trouvés les uns les autres grâce à leur foi, et même le chien qui est resté avec eux a été béni par leur compagnie.[3]
- Celui qui les a réveillés après trois cents ans peut ramener chaque personne à la vie : le Jour du Jugement est vrai.[1][3]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Anime pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du Coran ni de son exégèse.
- Les jeunes hommes étaient seuls, et chacun pensait que personne d'autre ne partageait sa foi. T'es-tu déjà senti seul en faisant ce qui est juste ?
- Qu'est-ce qui te serait le plus difficile à laisser derrière toi pour quelque chose en quoi tu crois ?
- À ton avis, pourquoi Allah a-t-Il laissé les gens trouver les jeunes hommes après trois cents ans, au lieu de les laisser dormir pour toujours ?
- Y a-t-il quelque chose que tu pourrais laisser pour Allah cette semaine, en comptant sur Lui pour te donner quelque chose de meilleur à la place ?
Source
- Versets
- Al-26
- Traduction publiée consultée
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Sens en langage simple (Qabas Anime)
- 18:9, 18:10, 18:11, 18:12, 18:13, 18:14, 18:15, 18:16, 18:17, 18:18, 18:19, 18:20, 18:21, 18:22, 18:23, 18:24, 18:25, 18:26
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:14, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:15, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:17, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:18, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:21, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:22, Quran.comIbn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:25, Quran.com
Sources
- [1] Quran 18:9-26, Surah Al-Kahf, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).Pages consultées, par verset : 18:9, 18:10, 18:11, 18:12, 18:13, 18:14, 18:15, 18:16, 18:17, 18:18, 18:19, 18:20, 18:21, 18:22, 18:23, 18:24, 18:25, 18:26
- [2] Quran 65:2-3, Surah At-Talaq, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International.Pages consultées, par verset : 65:2, 65:3
- [3] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-10-31)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)". Quran.com shows the commentary for a group of verses (18:9-12; 18:13-16; 18:17; 18:18; 18:19-20; 18:21; 18:22; 18:23-24; 18:25-26); the page opened for each group is listed. Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 18:9, 18:13, 18:17, 18:18, 18:19, 18:21, 18:22, 18:23, 18:25
- [4] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:14, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [5] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:15, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [6] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:17, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [7] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:18, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [8] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:21, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [9] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:22, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [10] Ibn Kathir, Tafsir al-Qur'an al-'Azim (Arabic), on Quran 18:25, Quran.com (consulté le 2026-10-31)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
- [11] Musnad Ahmad 23074, «إنك لن تدع شيئا لله…» (al-Durar al-Saniyyah hadith encyclopedia), al-Durar al-Saniyyah (dorar.net) (consulté le 2026-10-31)Narrated from Abu Qatada and Abu ad-Dahma, from a man of the desert who heard the Prophet (peace be upon him). Grading on the page: Shu'ayb al-Arna'ut, Takhrij al-Musnad, no. 23074: «إسناده صحيح»; «أخرجه أحمد (23074) واللفظ له». Arabic; the English meaning on this page is by Qabas Anime.
Transcription
Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.
Et si tu dormais une seule nuit… pour te réveiller trois cents ans plus tard ? C'est ce qui est arrivé… à des jeunes hommes qui fuyaient un roi tyran.
« D'où tiens-tu ça ?! C'est la pièce d'un roi… mort il y a trois cents ans ! » Une histoire vraie… qu'Allah raconte dans le Coran.
Dans une ville ancienne… les gens adoraient des idoles, et un roi tyran les gouvernait. Et celui qui adorait Allah seul… était mis à mort. Mais des jeunes hommes, fils de familles nobles… se réunissaient en secret pour prier Allah. Jusqu'à ce qu'on les dénonce…
…et les soldats firent irruption.
Ils les traînèrent dehors un par un… ligotés comme des criminels.
Mais leurs cœurs… restaient sereins, confiants en Allah.
Ils s'étaient rencontrés pour la première fois… le jour de la fête des idoles. Ce jour-là, chacun s'était éclipsé seul… et ils s'étaient assis sous un arbre, sans que personne connaisse le secret des autres. Alors l'un d'eux dit : « Par Allah, quelque chose a poussé chacun de vous à quitter les siens… » « Que chacun révèle son secret ! » Et il s'avéra que tous… n'adoraient qu'Allah. On les traîna jusqu'au palais du roi… des jeunes seuls, face à un roi et ses soldats. Nous te racontons leur histoire en vérité. Ces jeunes croyaient en leur Seigneur, et Nous les avons guidés encore plus. Nous avons rendu leurs cœurs forts quand ils se sont levés et ont dit : « Notre Seigneur règne sur le ciel et la terre, jamais nous ne prierons d'autre dieu que Lui, sinon nous dirions un grave mensonge. » (Al-Kahf 18:13–14) Le roi s'emporta… et cria : « Je vois que vous n'êtes que des jeunes garçons… Je vous laisse quelques jours. Revenez à la religion de vos pères… sinon je vous tuerai ! » Et il leur fit arracher leurs habits de nobles… devant tout le monde.
Mais ces jours-là… furent une miséricorde d'Allah. Cette nuit-là… ils prirent quelques pièces d'argent, en donnèrent une partie aux pauvres, et s'enfuirent de la ville.
Un chien les suivit… et ne les quitta plus.
Le roi l'apprit… et lança ses soldats à leur poursuite.
Ils gravirent la montagne… tandis que les torches se rapprochaient.
Ils couraient dans le noir… la mort à leurs trousses.
Jusqu'à ce qu'ils trouvent une caverne… ils y entrèrent, et levèrent les mains vers Allah. Quand les jeunes s'abritèrent dans la caverne, ils dirent : « Notre Seigneur, donne-nous Ta miséricorde, Notre Seigneur, donne-nous Ta miséricorde, et guide-nous bien dans ce qui nous arrive. » (Al-Kahf 18:10) Leurs paupières s'alourdirent… et Allah fit tomber sur eux le sommeil.
Les soldats arrivèrent à l'entrée de la caverne… leur capitaine leva sa torche, et regarda. Tu les croirais éveillés, mais ils dorment. Nous les tournons à droite et à gauche, et leur chien étend ses pattes à l'entrée. Si tu les voyais, tu t'enfuirais, et tu serais rempli de terreur devant eux. (Al-Kahf 18:18) Ainsi Allah les protégea… par la peur.
Et le soleil… se détournait d'eux, sans jamais les toucher.
Et les années passèrent…
Allah les enveloppa d'une telle crainte… que quiconque les voyait s'enfuyait, terrifié. Le roi tyran mourut… et ses idoles tombèrent. Des générations vinrent… et des générations s'en allèrent.
Et eux, dans leur caverne… ne sentaient rien du tout. Ils restèrent dans leur caverne trois cents ans, et neuf années de plus. (Al-Kahf 18:25) Puis… Allah les réveilla.
« Combien de temps avons-nous dormi ? » Ils crurent avoir dormi un jour… ou moins. Ils avaient faim… alors ils envoyèrent l'un d'eux en ville avec les pièces d'argent, en lui disant d'être prudent et de ne révéler à personne où ils étaient. Il descendit en ville… mais ne la reconnut pas. Les rues avaient changé… les visages avaient changé… et plus aucune trace d'idole sur la place. Il s'approcha d'un vendeur… et lui tendit une pièce d'argent. « D'où tiens-tu ça ?! C'est la pièce d'un roi… mort il y a trois cents ans ! » « Trois cents ans ?! Je suis parti d'ici… hier ! » Les gens crièrent : « Il a trouvé un trésor ! »… et l'encerclèrent de tous côtés. Il s'enfuit… et ils le poursuivirent à travers les marchés, Il sauta par-dessus les étals… la foule criant derrière lui.
De ruelle en ruelle… jusqu'à ce que le chemin soit bloqué devant lui.
…jusqu'à ce qu'ils l'attrapent et le traînent devant le gouverneur de la ville. C'était un croyant… et les habitants de la ville adoraient désormais Allah.
Mais ils se disputaient… Allah ramènerait-il les corps à la vie après la mort ? Quand le gouverneur entendit son histoire… il fixa longuement la pièce. Le gouverneur et les gens montèrent avec lui jusqu'à la caverne… et il entra le premier, seul, pour prévenir ses compagnons.
Alors ils comprirent… que le monde entier avait changé, et que leurs familles étaient mortes depuis longtemps.
Alors ils se recouchèrent là où ils avaient dormi…
On raconte qu'Allah reprit leurs âmes là-bas… et Allah sait mieux que quiconque.
Mais pourquoi Allah les a-t-il fait dormir trois cents ans ? Pour que les gens sachent… que Celui qui les a réveillés après trois cents ans peut ramener les morts à la vie au Jour de la Résurrection. Et que celui qui se réfugie auprès d'Allah avec foi… Allah lui ouvre une issue à chaque difficulté. Et celui qui renonce à quelque chose pour Allah… Allah lui donne mieux en échange. Et Allah, le Très-Haut, dit : Et ainsi, Nous avons fait qu'on les trouve, pour qu'on sache qu'Allah tient Sa promesse, pour qu'on sache qu'Allah tient Sa promesse, et que l'Heure (le Jour du Jugement) est certaine. (Al-Kahf 18:21)




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