Hadiths en anime
L'histoire de la mère qui avait perdu son enfant
Sources: À propos de ce récitSahih al-Bukhari 5999Sahih (authentic)
- Recueil
- Sahih al-Bukhari
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 5999Référence dans le livre: Book 78 (Good Manners and Form (Al-Adab)), Hadith 30
- Authenticité
- Sahih (authentic)Sahih al-Bukhari 5999, Sahih Muslim 2754, Ibn Hajar al-Asqalani, Al-Durar al-Saniyya, Sahih al-Bukhari 6000, Sahih Muslim 2752a, Sahih Muslim 2752c
- Versets
- 39:53
- Également rapporté dans
- Sahih Muslim 2754Sahih al-Bukhari 6000Sahih Muslim 2752aSahih Muslim 2752c
Traduction : Qabas
Ouvrir sur sunnah.comLe hadith animé de la mère qui avait perdu son enfant : elle le cherche dans les tentes, et le prophète Muhammad (paix et salut sur lui) pose une question. Après la bataille de Hunayn, des prisonniers sont amenés au Prophète (paix et salut sur lui). Une femme, les mains vides, court de tente en tente à la recherche de son enfant et donne de son lait à chaque bébé qui pleure. Quand elle retrouve son fils, elle le serre contre elle. Le Prophète (paix et salut sur lui) demande à ses Compagnons si cette femme jetterait un jour son enfant dans le feu, et leur dit : Allah est plus miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme envers son enfant. Puis le hadith de la miséricorde en cent parts, et le verset du Coran qui nous dit de ne jamais désespérer de la miséricorde d'Allah (az-Zumar 39:53).
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Chapitres
Le hadith et le verset
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Des détails comme la couverture bleue qu'elle avait tissée, la vieille femme qui a pleuré avec elle, les mots « Ce n'était pas lui » et les paroles finales du narrateur appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec les autres versions citées avec lui, et le verset du Coran récité à la fin.
Hadith
Traduction : Qabas · Sahih al-Bukhari 5999
Traduction anglaise vérifiée
Narrated `Umar bin Al-Khattab: Some Sabi (i.e. war prisoners, children and woman only) were brought before the Prophet (ﷺ) and behold, a woman amongst them was milking her breasts to feed and whenever she found a child amongst the captives, she took it over her chest and nursed it (she had lost her child but later she found him) the Prophet said to us, "Do you think that this lady can throw her son in the fire?" We replied, "No, if she has the power not to throw it (in the fire)." The Prophet (ﷺ) then said, "Allah is more merciful to His slaves than this lady to her son."
English translation by Dr. M. Muhsin Khan, as published on Sunnah.com.
Versets
Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Sources
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Des détails comme la couverture bleue qu'elle avait tissée, la vieille femme qui a pleuré avec elle, les mots « Ce n'était pas lui » et les paroles finales du narrateur appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec les autres versions citées avec lui, et le verset du Coran récité à la fin.
Ce qui est authentique
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 5999 (Référence dans le livre: Book 78 (Good Manners and Form (Al-Adab)), Hadith 30)
- Également rapporté dans
Sahih Muslim 2754 (Book 50 (The Book of Repentance), Hadith 26)The same narration of Umar ibn al-Khattab, through the same chain of narrators, in Muslim's chapter on how wide Allah's mercy is. Here the woman is searching («تَبْتَغِي»), and the companions' answer begins with an oath, «لاَ وَاللَّهِ», in Abdul Hamid Siddiqui's English on Sunnah.com: "By Allah, so far as it lies in her power, she would never throw the child in Fire." The film follows this wording when the companions say: No, by Allah, not while she is able not to.
Sahih al-Bukhari 6000 (Book 78 (Good Manners and Form (Al-Adab)), Hadith 31)The second hadith of the film, told by Abu Hurayra, in the chapter right after the mother's hadith. The film's words about the hundred parts of mercy and the mare that lifts her hoof away from her foal follow this wording (only this narration names the mare, «الْفَرَسُ»), in Dr. M. Muhsin Khan's English on Sunnah.com: "Allah divided Mercy into one hundred parts. He kept ninety nine parts with Him and sent down one part to the earth".
Sahih Muslim 2752a (Book 50 (The Book of Repentance), Hadith 20)The same hadith of the hundred parts in Muslim, told by Abu Hurayra, with «الدَّابَّةُ» (the animal) in place of the mare, in Abdul Hamid Siddiqui's English on Sunnah.com: "the animal lifts up its hoof from its young one, fearing that it might harm it."
Sahih Muslim 2752c (Book 50 (The Book of Repentance), Hadith 22)Another version of the same hadith, told by Abu Hurayra, which says what the ninety-nine parts are kept for: «وَأَخَّرَ اللَّهُ تِسْعًا وَتِسْعِينَ رَحْمَةً يَرْحَمُ بِهَا عِبَادَهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ», in Abdul Hamid Siddiqui's English on Sunnah.com: "Allah has reserved ninety nine parts of mercy with which He would treat His servants on the Day of Resurrection." The film's words about the ninety-nine mercies kept for the Day of Resurrection rest on this version.
- Authenticité
Sahih (authentic)
- Les deux recueils les plus sûrs des paroles du Prophète, celui d'al-Bukhârî et celui de Muslim, rapportent ce hadith : al-Bukhârî sous le n° 5999, dans son livre sur le bon comportement, au chapitre sur la miséricorde envers les enfants, et Muslim sous le n° 2754, dans son livre sur le repentir. Tous deux le font remonter, par une chaîne de rapporteurs nommés, jusqu'à Omar ibn al-Khattab, un Compagnon du Prophète (paix et salut sur lui). Ibn Hajar (Fath al-Bârî, vol. 10, p. 444) note que, dans les deux recueils, le hadith passe par le même rapporteur, Sa'îd ibn Abî Maryam. Al-Durar al-Saniyyah, une encyclopédie arabe du hadith, le donne comme authentique et note que la version de Muslim a des mots un peu différents.[1][2][8][6]
- Le hadith des cent parts de la miséricorde se trouve lui aussi dans les deux recueils, rapporté par Abû Hurayra : al-Bukhârî n° 6000, au chapitre qui porte le nom de ses premiers mots, et Muslim n° 2752, au chapitre sur l'immensité de la miséricorde d'Allah, avec d'autres versions (2752b, 2752c) qui mentionnent le Jour de la Résurrection. Tous les hadiths de ces deux recueils sont reconnus comme authentiques.[3][4][5]
- Versets
- Az-Zumar 39:53
- Traduction publiée consultée
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Sens en langage simple (Qabas Anime)
- 39:53
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.comAs-Sa'di, Taysir al-Karim ar-Rahman (Arabic), on Quran 39:53, Quran.com
Sources
- [1] Sahih al-Bukhari 5999, Good Manners and Form (Al-Adab), Sunnah.com (consulté le 2026-10-26)Umar ibn al-Khattab's narration; Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [2] Sahih Muslim 2754, The Book of Repentance, Sunnah.com (consulté le 2026-10-26)Umar ibn al-Khattab's narration; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [3] Sahih al-Bukhari 6000, Good Manners and Form (Al-Adab), Sunnah.com (consulté le 2026-10-26)Abu Hurayra's narration; Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [4] Sahih Muslim 2752a, The Book of Repentance, Sunnah.com (consulté le 2026-10-26)Abu Hurayra's narration through Sa'id ibn al-Musayyab; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [5] Sahih Muslim 2752c, The Book of Repentance, Sunnah.com (consulté le 2026-10-26)Abu Hurayra's narration through Ata'; Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [6] Al-Durar al-Saniyya, Encyclopedia of Hadith Commentary, sharh of Sahih al-Bukhari 5999 (page 85969), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-10-26)Arabic, under the supervision of the site's scholarly committee. The page opens with the version in Abu Nu'aym's Hilyat al-Awliya, then gives Sahih al-Bukhari 5999 with its grading, where it is recorded, and the explanation; summarised and translated by Qabas Anime.
- [7] Al-Durar al-Saniyya, Encyclopedia of Hadith Commentary, sharh of Sahih al-Bukhari 4318 (the captives of Hawazin, page 3449), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-10-26)Arabic; the background of the Battle of Hunayn and the return of the captives of Hawazin; summarised and translated by Qabas Anime.
- [8] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 10, pp. 444-446 (Book of Good Manners, chapter: being merciful to a child, kissing and embracing him, commentary on Sahih al-Bukhari 5999), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-10-26)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : pp. 444-446
- [9] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 10, pp. 446-448 (Book of Good Manners, chapter: Allah made mercy one hundred parts, commentary on Sahih al-Bukhari 6000), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-10-26)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : pp. 446-448
- [10] Al-Nawawi, Sharh Sahih Muslim (al-Minhaj), vol. 17 (Book of Repentance, chapter: how wide Allah's mercy is, commentary on Sahih Muslim 2754), Islamweb.net library (consulté le 2026-10-26)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime. Islamweb shows no printed page marker on this entry, so it is cited as a whole page.
- [11] Al-Nawawi, Sharh Sahih Muslim (al-Minhaj), vol. 17, p. 226 (Book of Repentance, chapter: how wide Allah's mercy is, commentary on Sahih Muslim 2752), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-10-26)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : p. 226
- [12] Quran 39:53, Surah Az-Zumar, Quran.com (consulté le 2026-10-26)English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).
- [13] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-10-26)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)". Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 39:53
- [14] As-Sa'di, Taysir al-Karim ar-Rahman (Arabic), on Quran 39:53, Quran.com (consulté le 2026-10-26)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
Explication
- Les prisonniers de ce hadith étaient des femmes et des enfants de la tribu arabe de Hawazin. Ibn Hajar, le grand savant qui a expliqué le recueil d'al-Bukhârî, le dit clairement (Fath al-Bârî, vol. 10, p. 445), et Al-Durar al-Saniyyah le mentionne aussi. Al-Durar al-Saniyyah donne le contexte en expliquant un autre hadith d'al-Bukhârî (n° 4318) : la huitième année après le départ du Prophète (paix et salut sur lui) de La Mecque pour Médine, une fois La Mecque ouverte devant lui, les tribus de Hawazin et de Thaqîf se sont rassemblées à Hunayn pour le combattre. Elles ont emmené avec elles leurs biens, leurs femmes et leurs enfants, pour qu'aucun homme ne s'enfuie en laissant sa famille derrière lui. Allah a donné la victoire au Prophète (paix et salut sur lui), et beaucoup de prisonniers ont été faits. Plus tard, quand des gens de Hawazin sont venus à lui en tant que musulmans, il a décidé de leur rendre leurs prisonniers.[8][6][7]
- Parmi les prisonniers, il y avait une femme dont la poitrine était pleine de lait. Chaque fois qu'elle trouvait un bébé parmi les prisonniers, elle le prenait, le serrait contre elle et lui donnait de son lait. Ibn Hajar (vol. 10, p. 445) explique ce que montrent ces mots : elle avait perdu son propre bébé, et le lait qui s'accumulait dans sa poitrine la faisait souffrir ; elle donnait donc de son lait à chaque bébé qu'elle trouvait, pour calmer la douleur ; puis elle a trouvé son propre fils, l'a pris et l'a serré contre elle. Dans la version de Muslim, elle cherchait, et an-Nawawî, le grand savant qui a expliqué le recueil de Muslim, dit que les deux façons de le dire sont justes : elle se pressait et cherchait son fils. Ibn Hajar ajoute qu'il n'a trouvé ni le nom du garçon ni celui de sa mère.[1][2][8][10]
- Le Prophète (paix et salut sur lui) et ses Compagnons l'ont vue. Il leur a demandé : « Pensez-vous que cette femme jetterait son enfant dans le feu ? » Ils ont dit : « Non, par Allah, pas tant qu'elle peut l'éviter », c'est-à-dire que, tant qu'elle peut ne pas le faire, elle ne le ferait jamais. Ibn Hajar (vol. 10, p. 445) explique : elle ne le jetterait jamais de son plein gré. Le serment « par Allah » vient de la version de Muslim ; dans celle d'al-Bukhârî, les Compagnons répondent sans serment.[1][2][8]
- Alors le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Allah est plus miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme envers son enfant. » Ses serviteurs, ce sont les gens qui appartiennent à Allah et qui L'adorent. Ibn Hajar (vol. 10, p. 445) note qu'en arabe la phrase commence par une lettre qui lui donne plus de force, comme si l'on disait : vraiment, Allah est plus miséricordieux. Il explique (p. 446) que le Prophète (paix et salut sur lui) s'est servi de quelque chose que les gens pouvaient voir de leurs propres yeux pour leur faire comprendre quelque chose qu'on ne peut pas voir : l'esprit ne peut pas saisir la miséricorde d'Allah, alors il l'a rendue proche de ceux qui l'écoutaient à travers cette mère. Al-Durar al-Saniyyah l'explique de la même manière.[1][8][6]
- Qui sont ici Ses serviteurs ? Ibn Hajar (vol. 10, p. 445) dit que cela semble désigner avant tout ceux qui meurent croyants, et il cite une autre version dans laquelle le Prophète (paix et salut sur lui) a dit qu'Allah ne jettera pas dans le Feu quelqu'un qu'Il aime ; Al-Durar al-Saniyyah l'explique aussi par les croyants. Ibn Hajar rapporte aussi, d'après le savant Ibn Abî Jamra, un second sens possible : rien ne ressemble à la miséricorde d'Allah, pour quiconque en a reçu une part, même les animaux. Ibn Abî Jamra en tire une leçon : on doit s'en remettre à Allah seul dans toutes ses affaires, car, quelle que soit la miséricorde que nous espérons trouver chez quelqu'un, Allah est plus miséricordieux que lui ; la personne sensée porte donc ses besoins à Celui dont la miséricorde envers elle est la plus grande.[8][6]
- Dans le deuxième hadith du film, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Allah a divisé la miséricorde en cent parts. Il en a gardé quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui, et n'en a fait descendre qu'une seule sur la terre. Grâce à cette seule part, les créatures sont miséricordieuses entre elles, au point que la jument écarte son sabot de son poulain, de peur de le blesser. » Ibn Hajar (vol. 10, p. 447) rapporte l'explication d'Ibn Abî Jamra sur la raison pour laquelle la jument est nommée : c'était l'animal que les gens connaissaient le mieux et qu'ils voyaient avec son petit, et, bien qu'elle soit légère et rapide dans ses mouvements, elle prend garde de ne pas blesser son poulain. Dans une autre version, rapportée par Muslim d'après le Compagnon Salmân, chacune de ces miséricordes remplit tout ce qui se trouve entre le ciel et la terre (p. 446). Et le savant al-Kirmânî explique (p. 447) que le nombre cent est donné pour nous aider à comprendre : pour montrer combien la miséricorde est peu de chose chez toutes les créatures, et combien elle est grande auprès d'Allah.[3][4][9]
- À quoi servent les quatre-vingt-dix-neuf parts gardées ? Une autre version de Muslim dit : « Allah a gardé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes, avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs le Jour de la Résurrection », le jour où tous les gens seront ramenés à la vie et jugés. Dans la version de Salmân, ce jour-là, Allah y ajoute la part de ce monde, pour en faire cent (Ibn Hajar, vol. 10, p. 447). An-Nawawî (vol. 17, p. 226) appelle ces hadiths des paroles d'espoir et de bonne nouvelle : si une seule miséricorde dans ce monde, un monde plein de difficultés, donne aux gens la foi, le Coran, la prière et la miséricorde dans leur cœur, alors imagine cent miséricordes dans l'au-delà. Ibn Hajar (p. 448) ajoute que le hadith encourage la foi et élargit notre espoir en la miséricorde qu'Allah a gardée, et il cite une autre version : si celui qui ne croit pas connaissait toute la miséricorde qui est auprès d'Allah, il ne perdrait pas l'espoir d'entrer au Paradis.[5][9][11]
- Le film se termine sur les premiers mots d'un verset du Coran (az-Zumar 39:53), dans lequel Allah dit au Prophète (paix et salut sur lui) de dire à ceux qui se sont fait du tort à eux-mêmes en péchant qu'ils ne doivent pas perdre l'espoir en la miséricorde d'Allah, car Allah pardonne tous les péchés. Ibn Kathîr, dans son commentaire du Coran, explique que ce verset est un appel à tout pécheur, croyant ou non, à se repentir et à revenir vers Allah ; et qu'il ne faut jamais désespérer de la miséricorde d'Allah, même quand les péchés sont nombreux et graves, car « la porte du repentir et de la miséricorde est vaste », c'est-à-dire grande ouverte. Il rapporte que le Compagnon Ibn Mas'ûd l'appelait le verset du Coran qui apporte le plus de soulagement. Le savant as-Sa'dî explique : ne perdez pas espoir en disant que vos péchés sont trop nombreux pour être effacés ; sachez qu'Allah pardonne tous les péchés, grands et petits, et que le chemin vers Son pardon et Sa miséricorde, c'est de revenir vers Lui sincèrement et de Lui adresser vos demandes.[12][13][14]
Leçons et enseignements
- La plus grande miséricorde que nous connaissons sur terre, l'amour d'une mère pour son enfant, n'est qu'un petit signe de la miséricorde d'Allah, que l'esprit ne peut pas saisir entièrement.[1][8]
- Porte tes besoins d'abord à Allah : quelle que soit la miséricorde que tu espères trouver chez les gens, Allah est plus miséricordieux qu'eux.[8]
- La miséricorde que les gens et les animaux se montrent les uns aux autres, et la miséricorde de ton propre cœur, sont des cadeaux de cette seule part de miséricorde qu'Allah a fait descendre sur la terre.[3][11]
- Vis avec espoir : Allah a gardé quatre-vingt-dix-neuf parts de Sa miséricorde pour le Jour de la Résurrection, et les savants appellent ces hadiths une bonne nouvelle.[5][11][9]
- Ne perds jamais l'espoir en la miséricorde d'Allah, quel que soit le nombre de tes erreurs : la porte pour revenir vers Lui est grande ouverte.[12][13][14]
- L'espoir n'est pas une raison pour rester là où tu es : le chemin vers le pardon d'Allah, c'est de revenir vers Lui sincèrement et de Lui adresser tes demandes.[14]
- Un bon enseignant explique ce qu'on ne voit pas par ce qu'on voit : le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné la miséricorde d'Allah à ses Compagnons à travers une mère qu'ils avaient sous les yeux.[8][6]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Anime pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du hadith, ni du Coran, ni de leurs commentaires.
- Pense à la personne la plus aimante de ta vie. Qu'est-ce qui change en toi quand tu te rappelles qu'Allah est plus miséricordieux envers toi qu'elle ?
- La mère donnait de son lait à chaque bébé qui pleurait pendant qu'elle cherchait le sien. Quand tu souffres, qu'est-ce qui t'aide à garder de la bonté pour les autres ?
- Toute la miséricorde du monde vient d'une seule part sur cent. Où as-tu vu cette miséricorde cette semaine, chez une personne ou même chez un animal ?
- Y a-t-il une erreur qui t'a donné le sentiment d'être trop loin d'Allah pour revenir ? Que signifierait pour toi d'entendre : ne désespère pas de Sa miséricorde ?
Transcription
Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.
Une mère cherche, dans chaque tente et parmi tous les visages, son petit enfant. Le Prophète (paix et salut sur lui) et ses compagnons l'ont vue, et il a dit des paroles qu'on n'oublierait jamais.
Omar ibn al-Khattab, qu'Allah soit satisfait de lui, raconte qu'on a amené des prisonniers au Prophète (paix et salut sur lui) : des femmes et des enfants de la tribu de Hawazin. Et le Prophète (paix et salut sur lui) les regardait. Parmi elles, il y avait une femme, les mains vides, qui ne pouvait ni s'asseoir ni se reposer. La guerre l'avait séparée de son enfant. Elle courait d'une tente à l'autre, soulevant les rideaux, regardant le visage de chaque enfant. Ce n'était pas lui. Sa poitrine était si pleine de lait qu'elle lui faisait mal. Chaque fois qu'elle voyait un bébé pleurer, elle le prenait et lui donnait de son lait. Et quand sa mère arrivait, elle le lui rendait et se remettait à chercher. Et le Prophète (paix et salut sur lui) et ses compagnons la regardaient. Soudain, elle a entendu des pleurs, des pleurs qu'elle connaissait bien. Elle a vu la couverture bleue qu'elle avait tissée de ses propres mains. C'était son fils. Elle a couru vers lui, l'a pris, l'a serré contre elle, lui a donné de son lait, et ses pleurs se sont calmés. Elle a pleuré de joie, et la vieille femme a pleuré avec elle. Un moment que les mots ne peuvent pas décrire. Alors le Prophète (paix et salut sur lui) a dit à ses compagnons : « Pensez-vous que cette femme jetterait son enfant dans le feu ? »
Ils ont dit : « Non, par Allah, pas tant qu'elle peut l'éviter. » Et il (paix et salut sur lui) a dit : « Allah est plus miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme envers son enfant. » Et dans une autre parole rapportée, il (paix et salut sur lui) a dit : « Allah a divisé la miséricorde en cent parts. Il en a gardé quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui, et n'en a fait descendre qu'une seule sur la terre. Grâce à cette seule part, les créatures sont miséricordieuses entre elles, au point que la jument écarte son sabot de son poulain, de peur de le blesser. » Toute cette miséricorde vient d'une seule part. Et Allah a gardé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes, avec lesquelles Il fera miséricorde à Ses serviteurs le Jour de la Résurrection. Alors ne perds pas espoir. Allah est plus miséricordieux envers toi que ta propre mère. Dis : « Ô Mes serviteurs qui vous êtes fait du tort à vous-mêmes, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. » (Az-Zumar 39:53)
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