Hadiths
Le chef captif
- 5:46
- HD
- 10 langues
- CC
- Degré: Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari and Muslim
Il n'y avait sur terre aucun visage que cet homme détestait plus… que celui du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui). Trois jours attaché à une colonne… puis il a dit des mots qui ont changé sa vie pour toujours. Une histoire vraie de la vie du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), en animation (Sahîh al-Bukhârî 4372).
Sources: À propos de ce récitSahih al-Bukhari 4372Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari and Muslim
- Recueil
- Sahih al-Bukhari
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 4372Référence dans le livre: Book 64 (Military Expeditions led by the Prophet (pbuh) (Al-Maghaazi)), Hadith 398
- Authenticité
- Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari and MuslimSahih al-Bukhari 4372, Sahih Muslim 1764a, Al-Durar al-Saniyya, Fadl al-Rahim al-Wadud, Ibn Hisham, Ibn Hajar al-Asqalani, Al-Kala'i
- Versets
- 41:34
- Également rapporté dans
- Sahih Muslim 1764a
Traduction : Qabas
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Le hadith et le verset
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Le messager qui, dans la forteresse de Thumama, lui apporte des nouvelles du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), le bol que Thumama renverse dans sa colère, son reflet dans le canal, l'épée plantée dans la dune, la bague de cornaline, les enfants derrière le mur, la mouche sur les bols, la jarre dans laquelle on voit les rangs de personnes qui se prosternent en prière, le cadran solaire, la corde enterrée, la colombe, les souvenirs en noir et blanc, les accolades, la jarre de grain vide, ainsi que les visages et les voix tels que le film les fait entendre appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Les 13 courtes répliques des personnages sont les paroles du hadith, dites en anglais (la réplique du messager, au début, est propre au film). Les explications du narrateur (que Thumama est resté attaché dans la mosquée et qu'il voyait tout, qu'il a vu les riches et les pauvres se prosterner devant Allah côte à côte et avoir de la compassion les uns pour les autres, que tout ce qu'il pensait d'eux a commencé à s'écrouler, que la deuxième fois il n'a plus parlé d'être tué, ni d'argent, qu'il a été libéré sans rançon, sans condition et sans rien en échange, que le Prophète (paix et salut sur lui) a eu pitié de ceux qui lui avaient fait du mal, que personne ne l'a forcé à devenir musulman, et que la bonté ouvre des cœurs que les épées ne peuvent pas ouvrir) sont l'explication du film, et non des paroles du hadith. Que le Prophète (paix et salut sur lui) a reconnu Thumama, qu'il a demandé qu'on le traite bien et qu'il lui a envoyé le lait de sa propre chamelle matin et soir, que les cavaliers ne savaient pas qui il était, et que les gens de Quraych ont eu faim et ont écrit au Prophète (paix et salut sur lui) pour lui demander d'avoir pitié d'eux, ce sont des récits des livres sur la vie du Prophète (la biographie d'Ibn Ishâq dans l'édition d'Ibn Hishâm, et al-Bayhaqî) : le film les raconte comme une partie de l'histoire, et cette page les donne comme des récits (« il est rapporté »), non comme des paroles du hadith. Le Prophète (paix et salut sur lui) n'apparaît jamais comme une personne dans le film : on le voit seulement comme une lumière verticale, et il ne parle jamais ; c'est le narrateur qui rapporte ses paroles. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec la version de Muslim citée avec lui, et le verset du Coran récité à la fin.
Hadith
Traduction : Qabas · Sahih al-Bukhari 4372
Traduction anglaise vérifiée
Narrated Abu Huraira: The Prophet (ﷺ) sent some cavalry towards Najd and they brought a man from the tribe of Banu Hanifa who was called Thumama bin Uthal. They fastened him to one of the pillars of the Mosque. The Prophet went to him and said, "What have you got, O Thumama?" He replied," I have got a good thought, O Muhammad! If you should kill me, you would kill a person who has already killed somebody, and if you should set me free, you would do a favor to one who is grateful, and if you want property, then ask me whatever wealth you want." He was left till the next day when the Prophet (ﷺ) said to him, "What have you got, Thumama? He said, "What I told you, i.e. if you set me free, you would do a favor to one who is grateful." The Prophet (ﷺ) left him till the day after, when he said, "What have you got, O Thumama?" He said, "I have got what I told you. "On that the Prophet (ﷺ) said, "Release Thumama." So he (i.e. Thumama) went to a garden of date-palm trees near to the Mosque, took a bath and then entered the Mosque and said, "I testify that None has the right to be worshipped except Allah, and also testify that Muhammad is His Apostle! By Allah, O Muhammad! There was no face on the surface of the earth most disliked by me than yours, but now your face has become the most beloved face to me. By Allah, there was no religion most disliked by me than yours, but now it is the most beloved religion to me. By Allah, there was no town most disliked by me than your town, but now it is the most beloved town to me. Your cavalry arrested me (at the time) when I was intending to perform the `Umra. And now what do you think?" The Prophet (ﷺ) gave him good tidings (congratulated him) and ordered him to perform the `Umra. So when he came to Mecca, someone said to him, "You have become a Sabian?" Thumama replied, "No! By Allah, I have embraced Islam with Muhammad, Apostle of Allah. No, by Allah! Not a single grain of wheat will come to you from Yamamah unless the Prophet gives his permission."
English translation by Dr. M. Muhsin Khan, as published on Sunnah.com.
Versets
Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Chapitres
Explication
- Thumama ibn Uthal (qu'Allah l'agrée) était le chef des habitants d'al-Yamama, une région du centre de l'Arabie (le Najd) : la version de Muslim l'appelle « le chef des habitants d'al-Yamama ». Il appartenait aux Banu Hanifa, une grande tribu bien connue qui vivait à al-Yamama, entre La Mecque et le Yémen, comme l'écrit Ibn Hajar, le grand savant qui a expliqué le recueil d'al-Bukhârî (Fath al-Bârî, vol. 7, p. 688). Ibn Hajar ajoute que son histoire a clairement eu lieu avant la conquête de La Mecque, quand le Prophète (paix et salut sur lui) est entré dans la ville avec ceux qui le suivaient ; Al-Durar al-Saniyyah date l'expédition qui l'a capturé de l'an 6 après l'installation du Prophète (paix et salut sur lui) à Médine, sous le commandement de Muhammad ibn Maslama.[2][4][3]
- Le Prophète (paix et salut sur lui) a envoyé des cavaliers vers le Najd, et ils ont ramené Thumama prisonnier. Il était parti en pèlerinage à La Mecque, selon la religion de son peuple, qui adorait des idoles. En arabe, ce pèlerinage s'appelle la omra : une visite au sanctuaire de la Kaaba, à La Mecque, que l'on peut faire à tout moment de l'année. Thumama l'a dit plus tard : « Tes cavaliers m'ont capturé… alors que j'allais en pèlerinage à La Mecque ». Ibn Hishâm rapporte que les cavaliers ne savaient pas qui il était, jusqu'à ce qu'ils l'amènent au Prophète (paix et salut sur lui), qui a dit : Savez-vous qui vous avez capturé ? C'est Thumama ibn Uthal, de la tribu des Banu Hanifa ; traitez-le bien pendant sa captivité. Il a dit à sa famille de rassembler la nourriture qu'elle avait et de la lui envoyer, et il lui faisait amener matin et soir sa propre chamelle, pour son lait (vol. 2, p. 638). Thumama a été attaché à l'une des colonnes de la mosquée de Médine.[1][2][6][4]
- Puis le Prophète (paix et salut sur lui) est venu le voir et lui a demandé : « Qu'attends-tu de moi, Thumama ? » Il a répondu : « J'attends du bien de ta part, Muhammad. » Ibn Hajar explique pourquoi : tu n'es pas de ceux qui commettent l'injustice, mais de ceux qui pardonnent et font le bien. Puis Thumama a dit que, s'il était tué, celui qu'on tuerait serait un homme dont la mort serait vengée : un homme de haut rang, que son peuple vengerait, comme l'expliquent an-Nawawî, le grand savant qui a expliqué le recueil de Muslim, et Ibn Hajar. Ils donnent aussi un autre sens : un homme qui a lui-même tué quelqu'un, si bien qu'on n'aurait rien à se reprocher en le tuant ; c'est le sens que retient la traduction anglaise publiée sur Sunnah.com. S'il était libéré, la faveur serait faite à un homme reconnaissant, et si l'on voulait de l'argent, il paierait ce qu'on lui demanderait. Le Prophète (paix et salut sur lui) lui a posé la même question trois jours de suite. Ibn Hajar explique pourquoi la réponse est devenue plus courte : le premier jour, Thumama a parlé d'abord d'être tué ; comme il n'a pas été tué, il a espéré être pardonné et n'a plus parlé que de la faveur ; le troisième jour, il s'en est remis entièrement au bon caractère du Prophète (paix et salut sur lui). (Dans la version de Muslim, il répète chaque jour sa réponse entière, comme le note Al-Durar al-Saniyyah.) An-Nawawî ajoute que lui poser la question trois jours de suite était une manière de gagner son cœur, une douceur montrée à un homme noble que son peuple suivrait.[1][2][4][5][3]
- Le hadith ne dit pas ce que Thumama a vu pendant ces trois jours. Le narrateur du film l'explique avec ses propres mots : attaché dans la mosquée, il voyait les gens se prosterner devant Allah seul, le riche à côté du pauvre, avec de la compassion les uns pour les autres. Al-Durar al-Saniyyah explique qu'on peut garder un prisonnier dans la mosquée quand cela a un but utile, comme entendre le Coran ou apprendre, et dans l'espoir qu'il devienne musulman. Le troisième jour, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Libérez Thumama ! » Il n'a rien demandé en échange. An-Nawawî explique que cela montre qu'on peut libérer un prisonnier par générosité, sans rançon, et Ibn Hajar parle du pardon et de la faveur que Thumama a reçus sans rien en échange (vol. 7, p. 690).[1][3][5][4]
- Libre, Thumama n'est pas rentré chez lui. Il est allé dans une palmeraie près de la mosquée, où il y avait de l'eau (an-Nawawî, vol. 12, p. 437), il s'est lavé tout le corps, il est revenu dans la mosquée et il a dit : « J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah… et que Muhammad est le Messager d'Allah (paix et salut sur lui). » Puis il a dit : « Muhammad, par Allah, il n'y avait sur terre aucun visage que je détestais plus que le tien. Maintenant, il n'y a aucun visage que j'aime plus que le tien. » Il a dit la même chose de la religion du Prophète (paix et salut sur lui) et de sa ville. Ibn Hajar explique que Thumama a juré que sa haine s'était changée en amour en une seule heure, à cause du pardon et de la faveur qu'il avait reçus sans rien en échange ; se laver avant de devenir musulman, ajoute-t-il, fait partie de ce qu'enseigne le hadith (vol. 7, p. 690). Al-Durar al-Saniyyah : l'hostilité s'est changée en amitié, et la haine en amour.[2][1][5][4][3]
- Thumama a dit au Prophète (paix et salut sur lui) qu'il était en route pour son pèlerinage à La Mecque, et lui a demandé ce qu'il devait faire. Le Prophète (paix et salut sur lui) lui a annoncé la bonne nouvelle et lui a dit d'aller faire son pèlerinage. An-Nawawî explique cette bonne nouvelle : le grand bien qu'il avait reçu en devenant musulman, et le fait que l'islam efface ce qui a été fait avant lui (vol. 12, p. 437). À La Mecque, un homme de Quraych, la tribu qui dirigeait La Mecque et combattait le Prophète (paix et salut sur lui), lui a dit : « As-tu quitté la religion de tes pères ? » Le mot arabe «صبوت» veut dire, comme l'explique Al-Durar al-Saniyyah : tu as quitté ta religion. Thumama a répondu qu'il était devenu musulman avec le Prophète (paix et salut sur lui) ; Ibn Hajar explique qu'il voulait dire qu'il n'avait pas quitté une religion, car adorer des idoles n'est pas une religion (vol. 7, p. 690). Et il a juré : « Par Allah, aucun grain de blé d'al-Yamama… ne vous arrivera sans l'accord du Prophète (paix et salut sur lui). » Ibn Hishâm rapporte que les gens de Quraych l'ont saisi et voulaient le tuer, jusqu'à ce que l'un d'eux dise : laissez-le, vous avez besoin d'al-Yamama pour votre nourriture (vol. 2, p. 639).[1][2][5][3][4][6]
- Il est rapporté, dans les livres sur la vie du Prophète, que Thumama est retourné à al-Yamama et a empêché toute nourriture d'être portée à La Mecque, jusqu'à ce que les gens de Quraych aient faim. Ils ont écrit au Prophète (paix et salut sur lui) : tu demandes aux gens de garder les liens de famille, et tu as coupé les nôtres ; et ils lui ont demandé, au nom de ces liens, d'avoir pitié d'eux. Le Prophète (paix et salut sur lui) a écrit à Thumama de laisser passer la nourriture jusqu'à eux (Ibn Hishâm, vol. 2, p. 639 ; Ibn Hajar, vol. 7, p. 690 ; al-Bayhaqî, cité dans Fadl ar-Rahîm al-Wadûd, vol. 4, p. 224). Le film en tire sa propre leçon : le Prophète (paix et salut sur lui) a eu pitié des gens qui lui avaient fait du mal et l'avaient chassé de La Mecque.[6][4][7]
- Le Prophète (paix et salut sur lui) n'a pas forcé Thumama à devenir musulman : il l'a d'abord libéré, et Thumama a choisi l'islam lui-même. Le Coran dit qu'il ne doit y avoir aucune contrainte en religion (al-Baqara 2:256), et Ibn Kathîr explique qu'il ne faut forcer personne à devenir musulman, car l'islam est clair et évident. Ibn Hajar en tire la leçon que la bonté fait disparaître la haine et rend l'amour solide (vol. 7, p. 690). Le film se termine sur un verset du Coran (Fussilat 41:34) : « Le bien et le mal ne sont pas égaux. Réponds au mal par ce qui est meilleur, et alors celui qui était ton ennemi deviendra comme un ami très proche. » Ibn Kathîr l'explique : quand quelqu'un te fait du tort, réponds-lui en le traitant bien ; et si tu traites bien ceux qui te traitent mal, cette bonne action mènera à la réconciliation, à l'amour et à l'empathie. Le savant as-Sa'dî explique que, quand quelqu'un te fait du tort, tu lui réponds par la bonté, et que, quand on répond au mal par la bonté, il en sort un grand bien : celui qui était ton ennemi devient comme un proche parent qui prend soin de toi.[10][11][4][9][12]
Leçons et enseignements
- La bonté peut ouvrir un cœur que la force ne peut pas ouvrir : en trois jours de bonté, l'homme qui détestait le plus le Prophète (paix et salut sur lui) en est venu à l'aimer plus que tout.[1][4][3]
- Pardonne quand tu as le pouvoir de punir : le Prophète (paix et salut sur lui) tenait son ennemi prisonnier, et il l'a laissé partir sans rien lui demander en échange.[1][3][4]
- Personne n'est forcé à croire : Thumama a d'abord été libéré, puis il a choisi l'islam avec son cœur.[10][11]
- Réponds au mal par ce qui est meilleur : celui qui était ton ennemi peut devenir comme un ami très proche.[9][11][12]
- Sois miséricordieux même envers ceux qui te font du mal : quand les gens de Quraych ont eu faim, le Prophète (paix et salut sur lui) a demandé à Thumama de laisser passer la nourriture jusqu'à eux.[6][4]
- Un cœur peut changer complètement : la haine peut se changer en amour, et un ennemi en frère.[1][3]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Anime pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du hadith, ni du Coran, ni de leurs commentaires.
- Y a-t-il quelqu'un que tu as du mal à aimer ? Quelle petite gentillesse pourrais-tu lui montrer cette semaine ?
- Thumama n'a pas été forcé : il a d'abord été libéré, puis il a choisi. Pourquoi un choix fait librement compte-t-il plus qu'un choix fait sous la pression ?
- Quand quelqu'un t'a fait du mal et que tu as l'occasion de lui faire du mal à ton tour, que te faudrait-il pour répondre par quelque chose de meilleur ?
- T'es-tu déjà trompé sur une personne ou sur un groupe de personnes ? Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?
Sources
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Le messager qui, dans la forteresse de Thumama, lui apporte des nouvelles du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), le bol que Thumama renverse dans sa colère, son reflet dans le canal, l'épée plantée dans la dune, la bague de cornaline, les enfants derrière le mur, la mouche sur les bols, la jarre dans laquelle on voit les rangs de personnes qui se prosternent en prière, le cadran solaire, la corde enterrée, la colombe, les souvenirs en noir et blanc, les accolades, la jarre de grain vide, ainsi que les visages et les voix tels que le film les fait entendre appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Les 13 courtes répliques des personnages sont les paroles du hadith, dites en anglais (la réplique du messager, au début, est propre au film). Les explications du narrateur (que Thumama est resté attaché dans la mosquée et qu'il voyait tout, qu'il a vu les riches et les pauvres se prosterner devant Allah côte à côte et avoir de la compassion les uns pour les autres, que tout ce qu'il pensait d'eux a commencé à s'écrouler, que la deuxième fois il n'a plus parlé d'être tué, ni d'argent, qu'il a été libéré sans rançon, sans condition et sans rien en échange, que le Prophète (paix et salut sur lui) a eu pitié de ceux qui lui avaient fait du mal, que personne ne l'a forcé à devenir musulman, et que la bonté ouvre des cœurs que les épées ne peuvent pas ouvrir) sont l'explication du film, et non des paroles du hadith. Que le Prophète (paix et salut sur lui) a reconnu Thumama, qu'il a demandé qu'on le traite bien et qu'il lui a envoyé le lait de sa propre chamelle matin et soir, que les cavaliers ne savaient pas qui il était, et que les gens de Quraych ont eu faim et ont écrit au Prophète (paix et salut sur lui) pour lui demander d'avoir pitié d'eux, ce sont des récits des livres sur la vie du Prophète (la biographie d'Ibn Ishâq dans l'édition d'Ibn Hishâm, et al-Bayhaqî) : le film les raconte comme une partie de l'histoire, et cette page les donne comme des récits (« il est rapporté »), non comme des paroles du hadith. Le Prophète (paix et salut sur lui) n'apparaît jamais comme une personne dans le film : on le voit seulement comme une lumière verticale, et il ne parle jamais ; c'est le narrateur qui rapporte ses paroles. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec la version de Muslim citée avec lui, et le verset du Coran récité à la fin.
Ce qui est authentique
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 4372 (Référence dans le livre: Book 64 (Military Expeditions led by the Prophet (pbuh) (Al-Maghaazi)), Hadith 398)
- Également rapporté dans
Sahih Muslim 1764a (Book 32 (The Book of Jihad and Expeditions), Hadith 70)The same hadith of Abu Hurayra, through the same narrators (al-Layth, from Sa'id ibn Abi Sa'id al-Maqburi), in Muslim's chapter «باب رَبْطِ الأَسِيرِ وَحَبْسِهِ وَجَوَازِ الْمَنِّ عَلَيْهِ», on Sunnah.com "Chapter: Tying up and detaining captives, and the permissibility of releasing them without a ransom": in plain words, a prisoner may be held, and may be set free with nothing asked in return. In this version Thumama is «سَيِّدُ أَهْلِ الْيَمَامَةِ», the chief of the people of al-Yamama; on the second and the third day he repeats his whole answer; he says that Muhammad is «عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ», His servant and His messenger; the face, the religion and the city become «أَحَبَّ ... كُلِّهَا», the most beloved of all; and the man in Mecca asks «أَصَبَوْتَ», have you left your religion?
- Authenticité
Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari and Muslim
- Al-Bukhârî et Muslim, les auteurs des deux recueils les plus sûrs des paroles du Prophète, ont tous deux rapporté ce hadith : al-Bukhârî sous le n° 4372, dans son livre sur les expéditions menées par le Prophète (paix et salut sur lui), et Muslim sous le n° 1764, dans son livre sur le combat et les expéditions. Les deux remontent, par les mêmes rapporteurs (al-Layth, d'après Sa'îd al-Maqburî), à Abû Hurayra, un Compagnon du Prophète (paix et salut sur lui). Al-Durar al-Saniyyah, une encyclopédie arabe du hadith, le donne comme authentique (sahîh) d'après al-Bukhârî, et note que Muslim, Abû Dâwûd et Ibn Hibbân l'ont aussi rapporté, avec de petites différences. L'ouvrage Fadl ar-Rahîm al-Wadûd, qui indique où chaque hadith est rapporté, cite les cinq endroits où al-Bukhârî l'a rapporté (n° 462, 469, 2422, 2423 et 4372).[1][2][3][7]
- Certains détails du film viennent des livres sur la vie du Prophète, et non du hadith : ce sont des récits rapportés, qui ne sont pas jugés comme le hadith ci-dessus. La biographie du Prophète par Ibn Hishâm, son édition de la biographie écrite par Ibn Ishâq, raconte, dans un récit qui commence par le mot «بلغني», c'est-à-dire « on m'a rapporté », que le Prophète (paix et salut sur lui) a reconnu Thumama et a demandé qu'on le traite bien pendant sa captivité (vol. 2, p. 638), et que les gens de Quraych ont écrit au Prophète (paix et salut sur lui) quand Thumama a bloqué la nourriture (vol. 2, p. 639). Ibn Hajar mentionne ces ajouts d'Ibn Ishâq et d'Ibn Hishâm dans son explication du recueil d'al-Bukhârî (Fath al-Bârî, vol. 7, pp. 689-690). L'ouvrage Fadl ar-Rahîm al-Wadûd, qui indique où chaque hadith est rapporté, dit qu'Ibn Ishâq a raconté l'histoire d'après Sa'îd al-Maqburî, d'après Abû Hurayra, avec plus de détails, et qu'al-Bayhaqî a rapporté sa version, avec la lettre de Quraych, dans ses Sunan et dans Dalâ'il an-Nubuwwa (vol. 4, pp. 223-224). L'éditeur d'al-Iktifâ' d'al-Kalâ'î, une biographie du Prophète fondée sur celle d'Ibn Ishâq, note que la chaîne de rapporteurs d'Ibn Ishâq pour ce récit est faible, et que le récit d'al-Bukhârî et de Muslim ne parle pas de la nourriture (vol. 1, p. 584).[6][4][7][8]
- Versets
- Fussilat 41:34
- Traduction publiée consultée
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Sens en langage simple (Qabas Anime)
- 41:34
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.comAs-Sa'di, Taysir al-Karim ar-Rahman (Arabic), on Quran 41:34, Quran.com
Sources
- [1] Sahih al-Bukhari 4372, Military Expeditions led by the Prophet (Al-Maghaazi), Sunnah.com (consulté le 2026-11-03)Abu Hurayra's narration, in the chapter «باب وَفْدِ بَنِي حَنِيفَةَ، وَحَدِيثِ ثُمَامَةَ بْنِ أُثَالٍ» (Chapter: The delegation of Banu Hanifa); Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [2] Sahih Muslim 1764a, The Book of Jihad and Expeditions, Sunnah.com (consulté le 2026-11-03)Abu Hurayra's narration, in the chapter «باب رَبْطِ الأَسِيرِ وَحَبْسِهِ وَجَوَازِ الْمَنِّ عَلَيْهِ» (Chapter: Tying up and detaining captives, and the permissibility of releasing them without a ransom); Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [3] Al-Durar al-Saniyya, Encyclopedia of Hadith Commentary, sharh of Sahih al-Bukhari 4372 (page 150593), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-11-03)Arabic, under the supervision of the site's scholarly committee: Sahih al-Bukhari 4372 with its grading, where it is recorded, and the explanation; summarised and translated by Qabas Anime.
- [4] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 7, pp. 688-690 (Book of the Military Expeditions, chapter of the delegation of Banu Hanifa and the hadith of Thumama ibn Uthal, commentary on Sahih al-Bukhari 4372), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-11-03)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : pp. 688-690
- [5] Al-Nawawi, Sharh Sahih Muslim (al-Minhaj), vol. 12, pp. 436-437 (Book of Jihad, chapter on tying up and detaining captives and releasing them as a favour, commentary on Sahih Muslim 1764), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-11-03)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : pp. 436-437
- [6] Ibn Hisham, al-Sira al-Nabawiyya (edition of Mustafa al-Saqqa, Ibrahim al-Abyari and Abd al-Hafiz Shalabi), vol. 2, pp. 638-639 (the capture of Thumama ibn Uthal al-Hanafi and his Islam; his journey to Mecca and his story with Quraysh), Shamela library (shamela.ws; page numbers as printed) (consulté le 2026-11-03)Arabic: Ibn Hisham's edition of Ibn Ishaq's biography of the Prophet; summarised and translated by Qabas Anime. A report of the biography of the Prophet, not a graded hadith.Pages consultées : p. 638, p. 639
- [7] Fadl al-Rahim al-Wadud, Takhrij Sunan Abi Dawud, vol. 4, pp. 223-224 (chapter on the man who becomes Muslim and is told to wash), Shamela library (shamela.ws; page numbers as printed) (consulté le 2026-11-03)Arabic: where the hadith of Thumama is recorded, and Ibn Ishaq's longer narration with the letter of Quraysh as recorded by al-Bayhaqi (al-Sunan al-Kubra 9/66, Dala'il al-Nubuwwa 4/79); summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : p. 223, p. 224
- [8] Al-Kala'i, al-Iktifa bima tadammanahu min maghazi rasul Allah wa-al-thalatha al-khulafa', vol. 1, p. 584 (with the editor's notes), Shamela library (shamela.ws; page numbers as printed) (consulté le 2026-11-03)Arabic: the account of the capture of Thumama as told by Ibn Ishaq, and the editor's note on its chain of narrators; summarised and translated by Qabas Anime.Pages consultées : p. 584
- [9] Quran 41:34, Surah Fussilat, Quran.com (consulté le 2026-11-03)English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).
- [10] Quran 2:256, Surah Al-Baqarah, Quran.com (consulté le 2026-11-03)English translation by Saheeh International; cited for its meaning (no compulsion in religion), which the film gives in its own words without quoting the verse.
- [11] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-11-03)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)" (its commentary on 41:33-36 and on 2:256). Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 2:256, 41:34
- [12] As-Sa'di, Taysir al-Karim ar-Rahman (Arabic), on Quran 41:34, Quran.com (consulté le 2026-11-03)Arabic, as shown on Quran.com; summarised and translated by Qabas Anime. Quran.com shows this commentary verse by verse; this page is the commentary on the verse named.
Transcription
Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.
Il n'y avait sur terre… aucun visage que cet homme détestait plus… que celui du Prophète (paix et salut sur lui). Il a été capturé… et attaché à une colonne… dans la mosquée de Médine. Et trois jours plus tard… il a dit des mots… qui ont changé sa vie pour toujours. À al-Yamama… une terre de palmiers et de blé… le chef de ses habitants était Thumama ibn Uthal… un homme fort et riche.
« Mon seigneur… Muhammad appelle les Arabes à adorer Allah seul. »
Un jour… il est parti en pèlerinage à La Mecque… comme le faisait son peuple, qui adorait des idoles.
Le Prophète (paix et salut sur lui)… avait envoyé des cavaliers vers le Najd.
Ils l'ont fait prisonnier… sans savoir qui il était.
Et ils l'ont amené à Médine.
Quand le Prophète (paix et salut sur lui) l'a vu… il a dit : « Savez-vous qui vous avez capturé ? »
« C'est Thumama ibn Uthal, de la tribu des Banu Hanifa ! »
Ils l'ont attaché… à l'une des colonnes de la mosquée. Et il a dit : « Traitez-le bien »… et il lui envoyait le lait de sa propre chamelle… matin et soir. Puis il est venu le voir… et lui a dit : « Qu'attends-tu de moi, Thumama ? » « J'attends du bien de ta part, Muhammad. » « Si tu me tues, tu tues un homme dont la mort sera vengée. » « Si tu es bon avec moi, tu l'es avec un homme qui te sera reconnaissant. » « Et si tu veux de l'argent, demande tout ce que tu voudras. »
Il l'a laissé et il est reparti… sans rien lui demander.
Il est resté attaché dans la mosquée… et il voyait tout. Il les voyait se prosterner devant Allah seul… le riche à côté du pauvre. Ils avaient de la compassion les uns pour les autres.
Et tout ce qu'il pensait d'eux… a commencé à s'écrouler.
Le lendemain, il est revenu le voir : « Qu'attends-tu de moi, Thumama ? » « Comme je te l'ai dit : si tu es bon avec moi, tu l'es avec un homme qui te sera reconnaissant. » Cette fois… il n'a plus parlé d'être tué, ni d'argent.
Le troisième jour : « Qu'attends-tu de moi, Thumama ? »
« Ma réponse est toujours la même. » Alors le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Libérez Thumama ! » Sans rançon… sans condition… sans rien en échange.
Et Thumama est parti… libre. Mais il est allé dans une palmeraie près de la mosquée… et il s'est lavé tout le corps.
Puis il est revenu… et il est entré dans la mosquée.
« J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah… et que Muhammad est le Messager d'Allah (paix et salut sur lui). »
« Muhammad, par Allah, il n'y avait sur terre aucun visage que je détestais plus que le tien. »
« Maintenant, il n'y a aucun visage que j'aime plus que le tien. » Et l'islam et Médine aussi… sont devenus ce qu'il aimait le plus. Et il a dit : « Tes cavaliers m'ont capturé… alors que j'allais en pèlerinage à La Mecque… que me dis-tu de faire ? »
Il lui a annoncé la bonne nouvelle… et lui a dit d'aller faire son pèlerinage.
Quand il est arrivé à La Mecque…
« As-tu quitté la religion de tes pères ? »
« Non… je suis devenu musulman avec Muhammad, le Messager d'Allah (paix et salut sur lui). »
« Par Allah, aucun grain de blé d'al-Yamama… ne vous arrivera sans l'accord du Prophète (paix et salut sur lui). »
Il a empêché la nourriture d'arriver à Quraych… jusqu'à ce qu'ils aient faim.
Ils ont écrit au Prophète (paix et salut sur lui) pour lui demander d'avoir pitié d'eux… et il a ordonné à Thumama… de leur envoyer la nourriture. Il a eu pitié de ceux qui lui avaient fait du mal… et l'avaient chassé de sa ville. Il ne l'a pas forcé à devenir musulman… il l'a d'abord libéré… et Thumama a choisi l'islam avec son cœur. La bonté… ouvre des cœurs… que les épées ne peuvent pas ouvrir. Et Allah, le Très-Haut, dit : Le bien et le mal ne sont pas égaux. Réponds au mal par ce qui est meilleur, et alors celui qui était ton ennemi deviendra comme un ami très proche. (Fussilat 41:34)




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