Coran
Les magiciens de Pharaon
- 9:13
- HD
- 10 langues
- CC
Qu'est-ce qui pousse un homme à tout perdre en un instant… sans s'en soucier ? Pharaon, le roi tyran d'Égypte, rassemble les magiciens les plus habiles de son pays pour vaincre Musa devant tout le peuple, le grand jour de leur fête, et leur promet une riche récompense et une place à ses côtés. Une histoire du Coran, en animation (Ta-Ha 20:60-76).
Source: 20:60, 20:61, 20:62, 20:63, 20:64, 20:65, 20:66, 20:67, 20:68, 20:69, 20:70, 20:71, 20:72, 20:73, 20:74, 20:75, 20:76, 7:123, 7:124, 7:125, 7:126, 10:79, 10:80, 10:81, 10:82
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Les versets
Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Chapitres
Explication
- À propos de ce film : le film raconte le récit du Coran sur Musa et les magiciens de Pharaon (Ta-Ha 20:56-76, Al-A'raf 7:103-126, Ash-Shu'ara 26:34-51 et Yunus 10:79-82), avec des récits rapportés par Ibn Kathîr dans son commentaire du Coran. Certains détails viennent du film lui-même et ne se trouvent pas dans ces sources : Pharaon qui tremble ; les magiciens qui préparent leur magie en secret, la nuit ; Pharaon sur son trône élevé, qui regarde tout le monde de haut ; Musa et Harun qui apparaissent seuls ; le serpent qui avale « Corde après corde… bâton après bâton » ; toute la place qui se tait ; Pharaon qui se lève en hurlant ; et les courtes phrases que les personnages disent en anglais (données ici avec les mots des sous-titres français) : celles de Pharaon, « Musa, tu seras vaincu devant tout le monde ! » et « Traîtres ! », et celles du chef des magiciens, « Vous verrez, mon seigneur… une magie qu'aucun œil n'a jamais vue ! », « Maintenant ! », « Ce n'est pas de la magie ! » et « N'ayez pas peur. Ce n'est qu'une heure… et ensuite nous rencontrerons notre Seigneur. » Quelques-unes de ces scènes sont proches de récits rapportés par Ibn Kathîr (Pharaon assis sur son trône, Musa qui s'avance avec son frère Harun, le serpent qui poursuit les cordes et les bâtons l'un après l'autre), mais les scènes et les paroles montrées sont celles du film. D'autres parties sont des récits rapportés par Ibn Kathîr, et le film les raconte comme des récits : les paroles d'un jeune magicien, « Ce ne sont pas les paroles d'un magicien ! » (Ibn Kathîr rapporte seulement que, dit-on, l'un d'eux l'a dit, sans dire qui) ; le fait que, pendant leur prosternation, ils ont vu leurs demeures au Paradis ; et les paroles d'Ibn 'Abbâs sur ce jour-là. Le film montre aussi les soldats qui les traînent devant la foule ; Ibn Kathîr dit seulement que Pharaon les a tous tués. Ce qui est authentique, ce sont les versets du Coran présentés sur cette page et les récits rapportés par Ibn Kathîr, expliqués ci-dessous.[1][6]
- Il y a très longtemps, en Égypte, régnait un roi tyran, Pharaon (c'était le titre des rois d'Égypte). Il gardait les Enfants d'Israël, les descendants du prophète Jacob, comme esclaves, et il disait même à son peuple qu'il était leur seigneur le plus haut (79:24). Allah lui envoya Musa, avec son frère Harun. Musa dit à Pharaon qu'il était un messager du Seigneur de tous les mondes, et lui demanda de laisser partir les Enfants d'Israël avec lui (7:104-105). Ibn Kathîr explique que cela voulait dire : libère-les de ton esclavage et de ta domination, pour qu'ils puissent adorer Allah.[5][2][6]
- Pharaon demanda un signe. Musa lança son bâton, et tout à coup ce fut un énorme serpent, sous les yeux de tous ; puis il sortit sa main, et elle était d'un blanc éclatant (7:106-108). Ibn Kathîr dit que la main brillait comme un morceau de lune, et que ce n'était pas à cause d'une maladie. Mais Pharaon refusa de croire : le Coran dit qu'Allah lui a montré tous Ses signes, mais qu'il les a niés et a refusé (20:56).[2][1][6]
- Les notables, les hommes puissants qui entouraient Pharaon, furent d'accord avec lui : Musa n'était qu'un magicien habile qui voulait les chasser de leur terre (7:109-110, 26:34-35). Ils lui conseillèrent de faire attendre Musa et son frère, et d'envoyer des hommes dans toutes les villes pour lui amener tous les magiciens habiles (7:111-112, 26:36-37). Ibn Kathîr explique qu'à cette époque, la magie était le grand métier du moment, très répandu et très apprécié, et qu'ils pensaient à tort que ce que Musa avait apporté était une sorte de magie comme la leur.[2][4][6]
- Pharaon dit qu'il répondrait à Musa par une magie pareille à la sienne, et lui demanda de fixer un moment et un lieu de rendez-vous (20:57-58). Musa choisit le jour de leur fête, quand tous les gens se rassemblent en matinée (20:59). Ibn Kathîr explique que c'était un jour de congé, où les gens arrêtaient le travail et se réunissaient en grande foule, et que ce jour fut choisi pour que tout le monde puisse voir la puissance d'Allah, qui fait tout ce qu'Il veut. Musa ne demanda pas à les rencontrer la nuit, mais en plein jour : Ibn Kathîr dit que c'est la manière des prophètes, dont l'œuvre est toujours claire et visible.[1][6]
- Les magiciens vinrent de partout. Avant le concours, ils demandèrent à Pharaon s'ils auraient une récompense s'ils gagnaient. Il répondit que oui, et qu'en plus ils seraient parmi les plus proches de lui (7:113-114, 26:41-42). Ibn Kathîr explique sa promesse ainsi : il ferait d'eux ses proches, ceux qui s'assoient avec lui. On appela les gens à se rassembler, et ils dirent qu'ils suivraient les magiciens si les magiciens gagnaient (26:39-40). Ibn Kathîr remarque que les gens suivaient la religion de leur roi.[2][4][6]
- Le jour de la fête, Musa avertit les magiciens : n'inventez pas de mensonges contre Allah, sinon Il vous détruira par une punition (20:61). Ibn Kathîr explique que cela veut dire : ne faites pas croire aux gens à une illusion, à quelque chose qui n'est pas réel. Ses paroles les ébranlèrent, et ils se disputèrent entre eux en secret (20:62). Ibn Kathîr rapporte que, dit-on, l'un d'eux dit que ce n'étaient pas les paroles d'un magicien, mais les paroles d'un prophète. Un autre dit que Musa n'était qu'un magicien. Finalement, ils se dirent les uns aux autres que Musa et Harun étaient deux magiciens qui voulaient les chasser de leur terre ; ils devaient donc rassembler toutes leurs ruses et avancer en une seule rangée, car celui qui l'emporterait ce jour-là aurait gagné (20:63-64).[1][6]
- Puis ils dirent à Musa : lances-tu en premier, ou est-ce nous ? Il répondit : à vous de lancer (20:65-66, 7:115-116). Ibn Kathîr explique que, dit-on, Musa les laissa commencer pour que les gens voient d'abord leur magie, puis que la vérité vienne ensuite et frappe encore plus fort leurs cœurs. Ils lancèrent leurs cordes et leurs bâtons en jurant par la puissance de Pharaon qu'ils gagneraient (26:44) ; ils jetèrent un sort sur les yeux des gens et les remplirent de peur (7:116). Ibn Kathîr dit qu'ils étaient si nombreux que la vallée se remplit de serpents, entassés les uns sur les autres. Même Musa ressentit de la peur en lui-même : Ibn Kathîr explique qu'il avait peur pour les gens, qu'ils soient trompés par la magie avant qu'il ait pu lancer ce qu'il avait dans la main droite. Allah lui dit : n'aie pas peur, c'est toi qui auras le dessus ; lance ce qu'il y a dans ta main droite (20:67-69).[1][2][4][6]
- Musa lança son bâton, et il avala tout ce qu'ils avaient fabriqué (7:117, 20:69). Ibn Kathîr rapporte de Muhammad ibn Ishâq, l'un des premiers historiens, que le serpent poursuivit les cordes et les bâtons l'un après l'autre, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de ce que les magiciens avaient lancé. Le Coran dit que la vérité s'imposa, que tout ce qu'ils avaient fait fut réduit à néant, et que Pharaon et les siens furent vaincus sur place (7:118-119).[2][1][6]
- Pourquoi les magiciens ont-ils cru tout de suite ? Parce qu'ils connaissaient la magie mieux que personne, ses ruses et ses limites. Ibn Kathîr explique que, comme ils connaissaient toutes les ruses et les méthodes de la magie, ils surent avec certitude que ce que Musa avait fait n'était ni de la magie ni un tour d'illusion. Ils surent que seul Allah pouvait faire cela. Ibn Ishâq rapporte qu'ils dirent : si Musa avait été un magicien, il ne nous aurait pas vaincus.[6]
- Alors les magiciens tombèrent prosternés, le front contre le sol, et dirent qu'ils croyaient au Seigneur de Harun et de Musa (20:70), le Seigneur de tous les mondes (7:120-122). Les propres magiciens de Pharaon se prosternèrent devant Allah, sous les yeux de Pharaon et de tout le peuple. On rapporte que, pendant cette prosternation, on leur montra leurs places au Paradis : Ibn Kathîr rapporte de Sa'îd ibn Jubayr, l'un des premiers savants, qu'ils virent clairement leurs places au Paradis devant eux pendant leur prosternation. Il ajoute qu'Ikrima et al-Qâsim ibn Abî Bazza ont dit la même chose.[1][2][6]
- Pharaon devint fou de colère. Il dit : vous avez cru en lui avant que je vous le permette ! C'est lui votre maître, qui vous a appris la magie, et c'est un complot que vous avez préparé ensemble (20:71, 7:123). Ibn Kathîr dit que ce sont des paroles d'entêtement : les magiciens n'avaient jamais rencontré Musa avant ce jour-là, alors comment aurait-il pu être leur maître, celui qui leur avait appris la magie ? Puis Pharaon les menaça d'une punition terrible : leur couper les mains et les pieds de côtés opposés, et les crucifier sur des troncs de palmiers (20:71, 7:124).[1][2][6]
- Mais la peur avait quitté leurs cœurs. Ils répondirent : nous ne te préférerons jamais aux preuves claires qui nous sont venues, ni à Celui qui nous a créés ; décide donc ce que tu veux, tu ne décides que pour la vie de ce monde (20:72). Ibn Kathîr explique leurs paroles ainsi : tu n'as de pouvoir que dans ce monde, et c'est un monde qui va finir. Ils dirent aussi que cela ne leur faisait aucun mal, car ils retournaient vers leur Seigneur (26:50), ce qu'Ibn Kathîr explique ainsi : cela ne nous fera pas de mal, et cela nous est égal. Ils espéraient qu'Allah leur pardonnerait leurs fautes et la magie que Pharaon les avait forcés à faire (20:73, 26:51). Puis ils demandèrent à Allah de verser sur eux la patience et de les faire mourir musulmans, c'est-à-dire en personnes qui se donnent entièrement à Allah (7:125-126).[1][4][2][6]
- Ibn 'Abbâs, un compagnon du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), a résumé ce jour-là. Ibn Kathîr rapporte qu'Ibn 'Abbâs et d'autres savants des premières générations ont dit qu'ils avaient commencé la journée en magiciens et l'avaient finie en martyrs. Ailleurs, il donne les paroles d'Ibn 'Abbâs ainsi : au début de la journée, ils étaient magiciens, et à la fin de la journée, ils étaient d'admirables témoins de la foi. Un martyr est une personne qui meurt pour sa foi. Ibn Kathîr ajoute que ce que Pharaon leur fit fut une miséricorde d'Allah pour eux, car ils rencontrèrent Allah en croyants.[6]
- La leçon de l'histoire : les cœurs appartiennent à Allah. Le matin, ces hommes se dressaient contre la vérité, et le soir, ils étaient morts pour elle. Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) priait ainsi : «اللهم مصرف القلوب صرف قلوبنا على طاعتك», ce qui veut dire : Ô Allah, Toi qui diriges les cœurs, dirige nos cœurs pour qu'ils T'obéissent. 'Abdullâh ibn 'Amr l'a entendu le dire, et c'est rapporté dans Sahîh Muslim (n° 2654 ; Sunnah.com l'indique sous le n° 2655), l'un des recueils les plus sûrs des paroles du Prophète. Alors ne désespère jamais de personne, ni de toi-même : les hommes venus ce matin-là pour l'or de Pharaon ne demandaient plus, à la fin, que le pardon d'Allah (26:51).[7][8][4][6]
- Ce monde est court, et ce qui est auprès d'Allah dure. Dans le film, le chef des magiciens dit : « Ce n'est qu'une heure… et ensuite nous rencontrerons notre Seigneur. » Ce sont les paroles du film ; dans le Coran, les magiciens disent à Pharaon qu'il ne décide que pour la vie de ce monde, et qu'Allah est meilleur et plus durable (20:72-73). Et si fort que paraisse le mensonge, il ne dure pas. Le film se termine par les paroles de Musa dans la sourate Yunus (un chapitre du Coran) : ce que vous avez apporté, c'est de la magie, et Allah va la réduire à néant ; Allah ne fait pas réussir les actions de ceux qui font le mal, et par Ses paroles, Allah fait triompher la vérité, même si les criminels le détestent (10:81-82). Ibn Kathîr remarque que Pharaon voulait impressionner les gens avec les ruses des magiciens, mais que le résultat fut exactement le contraire.[1][3][6]
Leçons et enseignements
- Les cœurs appartiennent à Allah : les hommes venus le matin pour vaincre Musa étaient croyants le soir. Alors ne désespère jamais de personne, ni de toi-même.[7][8][6]
- Le vrai savoir mène à la vérité : les magiciens connaissaient si bien la magie qu'ils ont vu tout de suite que le signe de Musa n'était pas de la magie, et ils n'ont pas été trop orgueilleux pour l'accepter.[6][1]
- Pharaon leur avait promis une récompense et une place à ses côtés ; ils ont choisi ce qui est auprès d'Allah, qui est meilleur et dure plus longtemps.[2][1]
- La foi donne du courage : une fois croyants, ils n'avaient plus peur de personne d'autre qu'Allah, même devant un roi tyran.[1][4][6]
- Le mensonge peut paraître fort pendant un temps, mais Allah fait triompher la vérité.[3][6]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Anime pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du Coran ni de son exégèse.
- Les magiciens connaissaient la magie mieux que personne, et c'est justement pour cela qu'ils ont vu la vérité. Comment ce que tu sais peut-il t'aider à reconnaître ce qui est vrai ?
- Pharaon leur a offert une récompense et une place près de lui. Qu'est-ce qui te serait le plus difficile à abandonner pour la vérité ?
- Leurs cœurs ont changé en un seul instant. Y a-t-il quelqu'un dont tu as désespéré ? Pourquoi ne faut-il jamais désespérer de personne ?
- À ton avis, pourquoi les magiciens n'avaient-ils plus peur de Pharaon une fois qu'ils ont cru ?
Source
- Versets
- Ta-76, Al-126, Yunus 10:79-82
- Traduction publiée consultée
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Sens en langage simple (Qabas Anime)
- 20:60, 20:61, 20:62, 20:63, 20:64, 20:65, 20:66, 20:67, 20:68, 20:69, 20:70, 20:71, 20:72, 20:73, 20:74, 20:75, 20:76, 7:123, 7:124, 7:125, 7:126, 10:79, 10:80, 10:81, 10:82
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com
Sources
- [1] Quran 20:56-76, Surah Ta-Ha, Quran.com (consulté le 2026-11-02)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).Pages consultées, par verset : 20:56, 20:57, 20:58, 20:59, 20:60, 20:61, 20:62, 20:63, 20:64, 20:65, 20:66, 20:67, 20:68, 20:69, 20:70, 20:71, 20:72, 20:73, 20:74, 20:75, 20:76
- [2] Quran 7:103-126, Surah Al-A'raf, Quran.com (consulté le 2026-11-02)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).Pages consultées, par verset : 7:103, 7:104, 7:105, 7:106, 7:107, 7:108, 7:109, 7:110, 7:111, 7:112, 7:113, 7:114, 7:115, 7:116, 7:117, 7:118, 7:119, 7:120, 7:121, 7:122, 7:123, 7:124, 7:125, 7:126
- [3] Quran 10:79-82, Surah Yunus, Quran.com (consulté le 2026-11-02)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).Pages consultées, par verset : 10:79, 10:80, 10:81, 10:82
- [4] Quran 26:34-51, Surah Ash-Shu'ara, Quran.com (consulté le 2026-11-02)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International.Pages consultées, par verset : 26:34, 26:35, 26:36, 26:37, 26:38, 26:39, 26:40, 26:41, 26:42, 26:43, 26:44, 26:45, 26:46, 26:47, 26:48, 26:49, 26:50, 26:51
- [5] Quran 79:24, Surah An-Nazi'at, Quran.com (consulté le 2026-11-02)Arabic text (Uthmani script) and English translation by Saheeh International.Pages consultées, par verset : 79:24
- [6] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-11-02)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)". Quran.com shows the commentary for a group of verses (20:57-59; 20:60-64; 20:65-70; 20:71-73; 20:74-76; 7:104-106; 7:107-108; 7:109-110; 7:111-112; 7:113-114; 7:115-116; 7:117-122; 7:123-126; 10:79-82; 26:29-37; 26:38-48; 26:49-51); the page opened for each group is listed under its first verse. Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 10:79, 20:57, 20:60, 20:65, 20:71, 20:74, 26:29, 26:38, 26:49, 7:104, 7:107, 7:109, 7:111, 7:113, 7:115, 7:117, 7:123
- [7] Sahih Muslim 2654, The Book of Destiny (shown on Sunnah.com as Sahih Muslim 2655, in-book reference Book 46, Hadith 29), Sunnah.com (consulté le 2026-11-02)Abdullah ibn Amr ibn al-As heard the Prophet (peace be upon him); Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui). Sunnah.com numbers this hadith 2655; the usual numbering (Muhammad Fuad Abd al-Baqi), as on al-Durar al-Saniyyah, is 2654. The English meaning on this page is by Qabas Anime.
- [8] Sahih Muslim 2654, «اللهم مصرف القلوب…» (al-Durar al-Saniyyah hadith encyclopedia), al-Durar al-Saniyyah (dorar.net) (consulté le 2026-11-02)Narrated by Abdullah ibn Amr; on the page: «المحدث : مسلم | المصدر : صحيح مسلم الصفحة أو الرقم : 2654», «خلاصة حكم المحدث : [صحيح]». Arabic; the English meaning on this page is by Qabas Anime.
Transcription
Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.
« Maintenant ! » Qu'est-ce qui pousse un homme à tout perdre en un instant… sans s'en soucier ?
« Traîtres ! » Au matin… ils étaient les magiciens de Pharaon. Et avant le coucher du soleil… ils étaient devenus des martyrs.
Qu'ont-ils donc vu ce jour-là ?
Dans l'Égypte ancienne… régnait Pharaon, un roi tyran.
Il avait fait des enfants d'Israël ses esclaves… et prétendait être le seigneur des hommes. Alors Allah lui envoya Musa… avec son frère Harun. Musa lança son bâton… et il devint un énorme serpent !
Puis il sortit sa main… d'un blanc éclatant devant tous.
Pharaon trembla… mais il ne crut pas. Les notables de son peuple chuchotèrent : c'est un magicien habile… il est venu vous prendre votre terre. Rassemble contre lui tous les magiciens d'Égypte.
« Musa, tu seras vaincu devant tout le monde ! » Pharaon menaça Musa… d'une magie qui le vaincrait devant le peuple. Musa dit : notre rendez-vous, c'est le jour de votre fête… quand les gens se rassemblent en matinée.
Les messagers de Pharaon partirent vers toutes les villes…
…rassembler les meilleurs magiciens.
Et les magiciens vinrent de partout… avec leurs cordes… et leurs bâtons. Leur chef se tint devant Pharaon… et lui demanda : Aurons-nous une récompense… si nous battons Musa ? Pharaon sourit : oui… et vous serez parmi les plus proches de moi.
« Vous verrez, mon seigneur… une magie qu'aucun œil n'a jamais vue ! » Et la nuit… ils préparèrent leur magie en secret. Des cordes et des bâtons… qui terrifieraient les gens le lendemain. Puis vint le jour de la fête… Tout le monde sortit en matinée… pour voir qui gagnerait. Et ils disaient : si les magiciens gagnent… nous les suivrons ! Pharaon s'assit sur son trône élevé… et regardait tout le monde de haut. Les magiciens entrèrent en une seule rangée… comme une armée. Puis Musa et Harun apparurent… seuls. Musa se tint devant les magiciens… et les avertit : Ne mentez pas sur Allah… sinon Il vous détruira par une punition venue de Lui.
Les magiciens furent ébranlés… et chuchotèrent entre eux.
« Ce ne sont pas les paroles d'un magicien ! » Mais leur chef les fit taire… et dit : restez unis… aujourd'hui, celui qui l'emporte a réussi. Puis ils dirent à Musa : lances-tu en premier… ou est-ce nous ? Et il leur dit : à vous de lancer.
« Maintenant ! »
Ils lancèrent leurs cordes et leurs bâtons… au nom de Pharaon.
Et les gens virent le sol… se remplir de serpents !
Et les cœurs se remplirent de terreur.
Musa a ressenti un peu de peur en lui-même. Nous avons dit : « N'aie pas peur, c'est toi qui auras le dessus. Lance ce qu'il y a dans ta main droite : cela avalera ce qu'ils ont fabriqué. Ce qu'ils ont fabriqué n'est qu'un tour de magicien, et le magicien ne réussit jamais, d'où qu'il vienne. » (Ta-Ha 20:67–69) Alors Musa lança son bâton… et il devint un énorme serpent… qui avalait tout ce qu'ils avaient fabriqué !
Corde après corde… bâton après bâton.
Sur la place… il ne resta plus une seule corde.
La vérité éclata… et toute leur magie fut réduite à néant. Et toute la place se tut. Les magiciens… connaissaient la magie mieux que personne. Ils en connaissaient toutes les ruses… et ils en connaissaient les limites. « Ce n'est pas de la magie ! »
Leur chef tomba prosterné… …et tous les magiciens tombèrent prosternés. Alors les magiciens sont tombés prosternés. Ils ont dit : « Nous croyons au Seigneur de Harun et de Musa. » (Ta-Ha 20:70) Les propres magiciens de Pharaon… se prosternèrent devant le Seigneur de Musa, sous les yeux de Pharaon ! On rapporte que, pendant leur prosternation… ils virent leurs demeures au Paradis. Pharaon se leva en hurlant…
« Traîtres ! » Vous osez croire… sans ma permission ?! Musa est votre maître… et c'est un complot entre vous ! Puis il les menaça de la pire des punitions : couper à chacun une main et un pied… et le crucifier sur un tronc de palmier. Mais les cœurs qui s'étaient prosternés… ne craignaient plus qu'Allah. Ils ont dit : « Nous ne te préférerons jamais aux preuves claires qui nous sont venues, ni à Celui qui nous a créés. Décide donc ce que tu veux : tu ne décides que pour la vie de ce monde. Nous croyons en notre Seigneur, pour qu'Il nous pardonne nos fautes et la magie que tu nous as forcés à faire. Et Allah est meilleur et plus durable. » (Ta-Ha 20:72–73) Ils étaient venus pour l'or de Pharaon… …et ne demandaient plus que le pardon d'Allah. Les soldats les traînèrent… devant la foule.
« N'ayez pas peur. Ce n'est qu'une heure… et ensuite nous rencontrerons notre Seigneur. »
Ils levèrent les mains… en priant Allah. Tu te venges de nous seulement parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur seulement parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur quand elles nous sont venues. Notre Seigneur, verse sur nous la patience, et fais-nous mourir musulmans. (Al-A'raf 7:126) Ibn Abbas, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit : Au début de la journée, ils étaient magiciens… et à la fin, de pieux martyrs. Des hommes dressés contre la vérité le matin… et morts pour elle le soir. Qu'est-ce qui a changé leurs cœurs… en un instant ? Parce qu'ils ont reconnu la vérité en la voyant… et n'ont pas été trop orgueilleux pour l'accepter. Les cœurs n'appartiennent qu'à Allah… Et le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) priait ainsi : Ô Allah, Toi qui diriges les cœurs… dirige nos cœurs pour qu'ils T'obéissent. Alors ne désespère jamais de personne… ni de toi-même. Ce monde tout entier n'est qu'une heure… et ce qui est auprès d'Allah, c'est cela qui dure. Et si fort que paraisse le mensonge… Allah, le Très-Haut, dit : Quand ils ont lancé, Musa a dit : « Ce que vous avez apporté, c'est de la magie. Allah va la réduire à néant. Allah ne fait pas réussir les actions de ceux qui font le mal. Et par Ses paroles, Allah fait triompher la vérité, même si les criminels le détestent. » (Yunus 10:81–82)




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