Hadiths
Le Voleur de la nuit
- 6:13
- HD
- 10 langues
- CC
- Degré: Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari (2311) and an-Nasa'i
Un voleur, en pleine nuit… a appris à un compagnon du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) un verset qui le protège jusqu'au matin. Mais sais-tu qui était vraiment ce voleur ? Une histoire vraie de la vie du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui), en animation (Sahîh al-Bukhârî 2311).
Sources: À propos de ce récitSahih al-Bukhari 2311Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari (2311) and an-Nasa'i
- Recueil
- Sahih al-Bukhari
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 2311Référence dans le livre: Book 40 (Representation, Authorization, Business by Proxy), Hadith 11
- Authenticité
- Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari (2311) and an-Nasa'iSahih al-Bukhari 2311, Sahih al-Bukhari 3275, Sahih al-Bukhari 5010, Ibn Hajar al-Asqalani, Al-Durar al-Saniyya, Al-Durar al-Saniyya, Al-Durar al-Saniyya, Sahih Muslim 810, Al-Durar al-Saniyya, Sahih al-Bukhari 1503, Sahih al-Bukhari 6452, Sahih al-Bukhari 118, Sunan Abi Dawud 1609
- Versets
- 2:255
- Également rapporté dans
- Sahih al-Bukhari 3275Sahih al-Bukhari 5010
Traduction : Qabas
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Le hadith et le verset
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Les premiers mots, sur un voleur en pleine nuit et sur la question de savoir qui il était vraiment, la poursuite de toit en toit et les images figées en rouge (« RED OUT ») qui l'arrêtent, le chat, les visages et les gestes, les souvenirs en noir et blanc, la prière et le sommeil avec des éclairs de lumière à la fin (le gardien envoyé par Allah n'est jamais montré sous une forme visible), ainsi que les voix telles que le film les fait entendre appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Qu'Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) se soit souvenu de sa propre faim quand il a attrapé l'homme, et que la troisième nuit il ait décidé de ne pas le laisser partir, ce sont aussi les mots du film. Les 9 courtes répliques des personnages sont les paroles du hadith, dites en anglais. Les explications du narrateur (que la vérité est la vérité, même quand c'est un menteur qui la dit ; ce qu'Ayat al-Kursi enseigne sur Allah : qu'Il est Unique, qu'Il est vivant pour toujours, qu'Il n'est jamais distrait et ne dort jamais, qu'Il sait ce qui a été et ce qui sera, que les cieux et la terre sont tout petits face à Sa grandeur et que les protéger ne Lui pèse pas ; qu'après chaque prière veut dire après chacune des cinq prières de la journée ; et l'invitation à le réciter ce soir avant de dormir) sont l'explication du film, d'après l'explication du verset par Ibn Kathîr, et non des paroles du hadith. Que cela se soit passé dans les derniers jours du Ramadan, que les gens donnaient des dattes et de l'orge pour nourrir les pauvres le jour de la fête, et qu'Abou Hourayra attachait une pierre sur son ventre à cause de la faim, cela vient d'autres récits authentiques (Sahîh al-Bukhârî 1503 et 6452, Sunan Abî Dâwûd 1609) ; que ce démon soit venu sous l'apparence d'un homme dans le besoin, c'est ainsi qu'Ibn Hajar explique le hadith ; qu'Ayat al-Kursi soit le plus grand verset du Livre d'Allah, c'est un autre hadith (Sahîh Muslim 810), de même que la parole sur sa récitation après chaque prière (jugée authentique par al-Albânî). Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) n'apparaît jamais comme une personne dans le film : on le voit seulement comme une lumière verticale, avec un bâton de bois à côté, et il ne parle jamais ; c'est le narrateur qui rapporte ses paroles. Le visage d'Abou Hourayra n'est jamais montré. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec ses deux versions courtes citées avec lui, les autres hadiths nommés sur cette page, et le verset du Coran récité à la fin.
Hadith
Traduction : Qabas · Sahih al-Bukhari 2311
Traduction anglaise vérifiée
Narrated Abu Huraira: Allah's Messenger (ﷺ) deputed me to keep Sadaqat (al-Fitr) of Ramadan. A comer came and started taking handfuls of the foodstuff (of the Sadaqa) (stealthily). I took hold of him and said, "By Allah, I will take you to Allah's Messenger (ﷺ) ." He said, "I am needy and have many dependents, and I am in great need." I released him, and in the morning Allah's Messenger (ﷺ) asked me, "What did your prisoner do yesterday?" I said, "O Allah's Messenger (ﷺ)! The person complained of being needy and of having many dependents, so, I pitied him and let him go." Allah's Messenger (ﷺ) said, "Indeed, he told you a lie and he will be coming again." I believed that he would show up again as Allah's Messenger (ﷺ) had told me that he would return. So, I waited for him watchfully. When he (showed up and) started stealing handfuls of foodstuff, I caught hold of him again and said, "I will definitely take you to Allah's Messenger (ﷺ). He said, "Leave me, for I am very needy and have many dependents. I promise I will not come back again." I pitied him and let him go. In the morning Allah's Messenger (ﷺ) asked me, "What did your prisoner do." I replied, "O Allah's Messenger (ﷺ)! He complained of his great need and of too many dependents, so I took pity on him and set him free." Allah's Apostle said, "Verily, he told you a lie and he will return." I waited for him attentively for the third time, and when he (came and) started stealing handfuls of the foodstuff, I caught hold of him and said, "I will surely take you to Allah's Messenger (ﷺ) as it is the third time you promise not to return, yet you break your promise and come." He said, "(Forgive me and) I will teach you some words with which Allah will benefit you." I asked, "What are they?" He replied, "Whenever you go to bed, recite "Ayat-al-Kursi"-- 'Allahu la ilaha illa huwa-l-Haiy-ul Qaiyum' till you finish the whole verse. (If you do so), Allah will appoint a guard for you who will stay with you and no satan will come near you till morning. " So, I released him. In the morning, Allah's Apostle asked, "What did your prisoner do yesterday?" I replied, "He claimed that he would teach me some words by which Allah will benefit me, so I let him go." Allah's Messenger (ﷺ) asked, "What are they?" I replied, "He said to me, 'Whenever you go to bed, recite Ayat-al-Kursi from the beginning to the end ---- Allahu la ilaha illa huwa-lHaiy-ul-Qaiyum----.' He further said to me, '(If you do so), Allah will appoint a guard for you who will stay with you, and no satan will come near you till morning.' (Abu Huraira or another sub-narrator) added that they (the companions) were very keen to do good deeds. The Prophet (ﷺ) said, "He really spoke the truth, although he is an absolute liar. Do you know whom you were talking to, these three nights, O Abu Huraira?" Abu Huraira said, "No." He said, "It was Satan."
English translation by Dr. M. Muhsin Khan, as published on Sunnah.com.
Versets
Traduction publiée consultée: Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com).
Chapitres
Explication
- À la fin du Ramadan, le mois du jeûne, les musulmans donnent l'aumône de fin du Ramadan (en arabe zakât al-fitr) : de la nourriture donnée aux pauvres avant la fête qui termine le mois. Ibn 'Umar rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) l'a fixée à « un sâ' de dattes ou un sâ' d'orge » (un sâ' est une mesure, environ trois kilos, comme le note le traducteur anglais) pour chaque musulman, à donner avant la prière de la fête ; Ibn 'Abbâs rapporte qu'il en a fait « une nourriture pour les pauvres ». La nourriture était d'abord rassemblée, puis distribuée la nuit qui précède la fête, comme l'explique Ibn Hajar, le grand savant qui a expliqué le recueil d'al-Bukhârî (Fath al-Bârî, vol. 4, p. 569), et il fallait que quelqu'un la garde. Le Prophète (paix et salut sur lui) en a chargé Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée), qui raconte : « Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) m'a chargé de surveiller l'aumône de fin du Ramadan. » Ibn Hajar note que le hadith montre qu'on peut rassembler cette aumône avant la nuit de la fête, et charger quelqu'un de la garder et de la distribuer (vol. 4, p. 571).[4][5][1][13][9]
- Abou Hourayra faisait partie des compagnons du Prophète (paix et salut sur lui), les gens qui ont vécu avec lui et l'ont suivi. Il explique pourquoi il a pu transmettre tant de paroles du Prophète : pendant que les autres étaient occupés au marché ou dans leurs champs, il restait près du Prophète (paix et salut sur lui), content d'avoir juste de quoi se remplir le ventre, et il retenait par cœur ce que les autres ne retenaient pas. Il connaissait bien la faim : « j'attachais une pierre sur mon ventre, tant j'avais faim ». Qu'il se soit souvenu de sa propre faim quand il a attrapé l'homme, c'est le récit du film ; le hadith dit seulement qu'il a eu pitié de lui.[7][6][1]
- La première nuit, quelqu'un est venu et « s'est mis à prendre la nourriture à pleines mains ». Abou Hourayra l'a attrapé et a juré de l'emmener devant le Prophète (paix et salut sur lui) : Ibn Hajar explique que cela veut dire : je vais t'emmener devant lui pour me plaindre de toi, comme on amène un homme devant un juge (vol. 4, p. 569). L'homme a dit : « Je suis dans le besoin… j'ai une famille à nourrir. » Abou Hourayra a eu pitié de lui et l'a laissé partir. La deuxième nuit, la même chose s'est passée, et l'homme lui a promis de ne pas revenir. La troisième nuit, Abou Hourayra lui a dit que c'était la dernière fois : « C'est la troisième fois ! Tu dis que tu ne reviendras pas… et tu reviens ! » Ibn Hajar en tire qu'on peut accepter une excuse, et ne pas révéler la faute de quelqu'un qu'on croit sincère (vol. 4, p. 571) ; Al-Durar al-Saniyyah note que trois fois suffisent comme avertissement.[1][13][9]
- Chaque matin, le Prophète (paix et salut sur lui) a interrogé Abou Hourayra sur l'homme avant même qu'il en ait parlé à quiconque : « Abou Hourayra… qu'est devenu l'homme que tu as attrapé hier soir ? » (en arabe, il dit « ton prisonnier » : l'homme que tu as attrapé). Quand il a entendu l'excuse de l'homme, il a dit : « Il t'a menti… et il reviendra. » Abou Hourayra en était sûr : il savait que l'homme reviendrait, parce que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) l'avait dit. Al-Durar al-Saniyyah explique que le Prophète (paix et salut sur lui) le savait parce qu'Allah le lui avait fait savoir, et Ibn Hajar compte parmi les leçons du hadith qu'Allah faisait connaître au Prophète (paix et salut sur lui) des choses cachées aux gens (vol. 4, p. 571).[1][9][13]
- La troisième nuit, l'homme a proposé un marché : « Laisse-moi partir… et je t'apprendrai des paroles grâce auxquelles Allah te fera du bien. » Il a dit à Abou Hourayra de réciter Ayat al-Kursi quand il se couche, « jusqu'à la fin du verset », et alors : « Un gardien envoyé par Allah veillera sur toi toute la nuit… et aucun démon ne s'approchera de toi jusqu'au matin. » Ibn Hajar explique que ce gardien vient d'Allah, envoyé par Son ordre (vol. 4, p. 570). L'un des rapporteurs ajoute : « Les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) cherchaient le bien plus que quiconque » ; Ibn Hajar explique que c'est pour cela qu'Abou Hourayra l'a laissé partir la troisième fois, par désir d'apprendre quelque chose d'utile (vol. 4, p. 570).[1][13]
- Quand Abou Hourayra lui a rapporté ces paroles, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Il t'a dit la vérité… même si c'est un grand menteur. » Ibn Hajar admire la manière dont c'est dit : d'abord, on lui reconnaît la vérité, ce qui ressemble à un éloge, puis on ajoute le blâme le plus fort (vol. 4, p. 571) ; Al-Durar al-Saniyyah explique que mentir est son habitude. Puis le Prophète (paix et salut sur lui) a demandé : « Sais-tu à qui tu parles depuis trois nuits… Abou Hourayra ? » Il a répondu que non, et le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui-là… c'était un démon. » Les mots arabes «ذَاكَ شَيْطَانٌ» veulent dire, comme l'explique Ibn Hajar, un démon, l'un des démons (vol. 4, p. 570) : c'est pourquoi le film dit « un démon ». Ibn Hajar ajoute qu'un démon peut prendre une forme, et qu'on peut alors le voir (vol. 4, p. 571) : dans le film, la forme d'un homme dans le besoin.[1][13][9]
- Le film en tire la leçon en une phrase : la vérité est la vérité, même quand c'est un menteur qui la dit. Ibn Hajar la compte parmi les leçons du hadith : un démon peut savoir une chose utile à un croyant ; une parole de sagesse peut être apprise par un homme mauvais qui n'en tire aucun bien, et être prise de lui par quelqu'un qui en tire du bien ; et un menteur peut dire la vérité (vol. 4, p. 571). Al-Durar al-Saniyyah ajoute qu'il est bon d'apprendre une chose vraie même de quelqu'un qui ne vit pas selon ce qu'il sait.[13][9]
- Ayat al-Kursi, le verset du Kursi (Coran 2:255), est le verset que le film récite à la fin. Un jour, le Prophète (paix et salut sur lui) a demandé à Ubayy ibn Ka'b quel verset du Livre d'Allah est le plus grand, et Ubayy a répondu par ses premiers mots : « Allah : il n'y a pas d'autre dieu que Lui, le Vivant, qui maintient tout en existence. » Le Prophète (paix et salut sur lui) lui a frappé la poitrine et a dit : « Que le savoir te soit agréable ! » (Sahîh Muslim 810). Ibn Kathîr explique que le hadith authentique l'appelle le plus grand verset du Livre d'Allah, et le narrateur du film résume son explication : le verset dit qu'Allah est le seul et unique Seigneur de toute la création ; Il est le Vivant, qui ne meurt jamais, et qui prend soin de tout et de tous ; Il ne somnole jamais et ne dort jamais, et aucun manque, aucune distraction et aucune ignorance ne Le touchent jamais ; Il connaît parfaitement toute la création, son passé, son présent et son avenir, et personne n'en connaît rien, sauf ce qu'Allah fait savoir et permet. Kursi est le mot qu'emploie le verset : Ibn 'Abbâs a dit que le Kursi est le repose-pieds, et que les sept cieux et les sept terres seraient, comparés au Kursi, comme un anneau dans un désert. Et protéger les cieux et la terre ne Lui pèse pas et ne Le fatigue pas. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit aussi que celui qui récite Ayat al-Kursi après chacune des cinq prières de la journée, seule la mort le sépare du Paradis (jugé authentique par al-Albânî, Sahîh al-Jâmi' 6464) ; et le hadith de ce film enseigne à le réciter au moment de se coucher. Al-Durar al-Saniyyah résume : le hadith montre la valeur d'Ayat al-Kursi, et qu'il protège celui qui le récite contre les démons.[8][15][14][12][9][1]
Leçons et enseignements
- La vérité est la vérité, même quand c'est un menteur qui la dit : prends ce qui est vrai et bon, d'où qu'il vienne, et reste prudent avec celui qui le dit.[13][9]
- Récite Ayat al-Kursi quand tu te couches : un gardien envoyé par Allah reste avec toi, et aucun démon ne s'approche de toi jusqu'au matin.[1][9]
- Sois bon avec les gens dans le besoin, et accepte une excuse qui semble sincère : Abou Hourayra, qui connaissait lui-même la faim, a eu pitié de l'homme et l'a laissé partir.[1][6][13]
- Être bon ne veut pas dire se laisser tromper sans fin : une deuxième chance, c'est bien, et trois fois suffisent comme avertissement.[1][9]
- Recherche le bien de tout ton cœur : Abou Hourayra a laissé partir le voleur la troisième fois seulement pour apprendre quelque chose d'utile.[1][13]
- Allah ne dort jamais, et protéger les cieux et la terre ne Le fatigue jamais : tu peux dormir en paix, en te confiant à Sa protection.[14][15][9]
Questions de réflexion
Ces questions sont écrites par Qabas Anime pour t'aider à réfléchir. Elles ne font partie ni du hadith, ni du Coran, ni de leurs commentaires.
- As-tu déjà appris quelque chose de vrai de quelqu'un en qui tu n'avais pas confiance ? Comment as-tu décidé que c'était vrai ?
- Abou Hourayra a eu pitié parce qu'il connaissait lui-même la faim. Comment tes propres moments difficiles peuvent-ils te rendre plus bienveillant envers les autres ?
- Quand est-il juste de donner une autre chance à quelqu'un, et quand est-il temps de dire non ?
- Ayat al-Kursi dit qu'Allah ne dort jamais et ne se fatigue jamais. Que ressens-tu en sachant qu'on veille sur toi pendant que tu dors ?
Sources
À propos de ce récit
Le film raconte ce hadith avec ses propres mots, sous la forme d'une scène. Les premiers mots, sur un voleur en pleine nuit et sur la question de savoir qui il était vraiment, la poursuite de toit en toit et les images figées en rouge (« RED OUT ») qui l'arrêtent, le chat, les visages et les gestes, les souvenirs en noir et blanc, la prière et le sommeil avec des éclairs de lumière à la fin (le gardien envoyé par Allah n'est jamais montré sous une forme visible), ainsi que les voix telles que le film les fait entendre appartiennent au récit du film ; ce ne sont pas des paroles du hadith. Qu'Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) se soit souvenu de sa propre faim quand il a attrapé l'homme, et que la troisième nuit il ait décidé de ne pas le laisser partir, ce sont aussi les mots du film. Les 9 courtes répliques des personnages sont les paroles du hadith, dites en anglais. Les explications du narrateur (que la vérité est la vérité, même quand c'est un menteur qui la dit ; ce qu'Ayat al-Kursi enseigne sur Allah : qu'Il est Unique, qu'Il est vivant pour toujours, qu'Il n'est jamais distrait et ne dort jamais, qu'Il sait ce qui a été et ce qui sera, que les cieux et la terre sont tout petits face à Sa grandeur et que les protéger ne Lui pèse pas ; qu'après chaque prière veut dire après chacune des cinq prières de la journée ; et l'invitation à le réciter ce soir avant de dormir) sont l'explication du film, d'après l'explication du verset par Ibn Kathîr, et non des paroles du hadith. Que cela se soit passé dans les derniers jours du Ramadan, que les gens donnaient des dattes et de l'orge pour nourrir les pauvres le jour de la fête, et qu'Abou Hourayra attachait une pierre sur son ventre à cause de la faim, cela vient d'autres récits authentiques (Sahîh al-Bukhârî 1503 et 6452, Sunan Abî Dâwûd 1609) ; que ce démon soit venu sous l'apparence d'un homme dans le besoin, c'est ainsi qu'Ibn Hajar explique le hadith ; qu'Ayat al-Kursi soit le plus grand verset du Livre d'Allah, c'est un autre hadith (Sahîh Muslim 810), de même que la parole sur sa récitation après chaque prière (jugée authentique par al-Albânî). Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) n'apparaît jamais comme une personne dans le film : on le voit seulement comme une lumière verticale, avec un bâton de bois à côté, et il ne parle jamais ; c'est le narrateur qui rapporte ses paroles. Le visage d'Abou Hourayra n'est jamais montré. Ce qui est authentique, c'est le hadith ci-dessous, avec ses deux versions courtes citées avec lui, les autres hadiths nommés sur cette page, et le verset du Coran récité à la fin.
Ce qui est authentique
- Rapporteur
- Sahih al-Bukhari 2311 (Référence dans le livre: Book 40 (Representation, Authorization, Business by Proxy), Hadith 11)
- Également rapporté dans
Sahih al-Bukhari 3275 (Book 59 (Beginning of Creation), Hadith 84)The same hadith of Abu Hurayra, in short, given by al-Bukhari in the same way (from Uthman ibn al-Haytham, from Awf, from Muhammad ibn Sirin), in the chapter «باب صِفَةِ إِبْلِيسَ وَجُنُودِهِ», on Sunnah.com "Chapter: The characteristics of Iblis (Satan) and his soldiers". Here the Prophet's answer is «صَدَقَكَ وَهْوَ كَذُوبٌ، ذَاكَ شَيْطَانٌ», in the Sunnah.com English: "He told you the truth, though he is a liar, and he (the thief) himself was a satan."
Sahih al-Bukhari 5010 (Book 66 (Virtues of the Qur'an), Hadith 32)The same hadith, in short, through the same narrators, in the chapter «باب فَضْلُ سُورَةِ الْبَقَرَةِ», on Sunnah.com "Chapter: The superiority of Surat Al-Baqarah (No.2)". Here the guardian is «لَنْ يَزَالَ مَعَكَ مِنَ اللَّهِ حَافِظٌ», in the Sunnah.com English "a guard from Allah who will protect you all night long": the film's words "all night" follow this version.
- Authenticité
Sahih (authentic): recorded by al-Bukhari (2311) and an-Nasa'i
- Al-Bukhârî, l'auteur du recueil le plus sûr des paroles du Prophète, rapporte ce hadith trois fois : en entier sous le n° 2311, dans son livre sur le fait de charger quelqu'un d'une tâche, et en version courte sous les n° 3275 (sur le Diable et ses aides) et 5010 (sur les mérites du chapitre du Coran appelé al-Baqara). Chaque fois, il commence par «وَقَالَ عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ», c'est-à-dire « et 'Uthmân ibn al-Haytham a dit », et non par les mots habituels « il nous a rapporté ». Les savants appellent cela un ta'lîq (un hadith « suspendu ») : al-Bukhârî nomme la chaîne des rapporteurs, mais ne dit pas qu'il l'a entendue lui-même du premier homme qu'il nomme. Ibn Hajar, le grand savant qui a expliqué le recueil d'al-Bukhârî, écrit qu'al-Bukhârî l'a donné ici sans dire qu'il l'avait entendu, qu'Ibn al-'Arabî considérait la chaîne comme interrompue, qu'al-Bukhârî l'a redonné de la même manière, en version courte, dans les deux autres chapitres, et qu'an-Nasâ'î, al-Ismâ'îlî et Abû Nu'aym l'ont rapporté avec des chaînes continues jusqu'à 'Uthmân (Fath al-Bârî, vol. 4, p. 569). Al-Durar al-Saniyyah, une encyclopédie arabe du hadith, l'indique comme un ta'lîq d'al-Bukhârî et donne les versions à chaîne continue d'an-Nasâ'î (dans as-Sunan al-Kubrâ) et d'Ibn Khuzayma (n° 2424). Elle rapporte aussi qu'Ibn Kathîr a jugé ce hadith établi (al-Bidâya wa an-Nihâya, vol. 8, p. 107), et al-'Ajlûnî authentique (Kashf al-Khafâ', vol. 2, p. 565).[1][2][3][13][9][10][11]
- Les autres hadiths que cite le film sont authentiques eux aussi. Qu'Ayat al-Kursi soit le plus grand verset du Livre d'Allah, cela se trouve dans Sahîh Muslim (n° 810), rapporté par Ubayy ibn Ka'b, un compagnon du Prophète (paix et salut sur lui). La parole sur sa récitation après chaque prière est rapportée par Abû Umâma al-Bâhilî : le savant du hadith al-Albânî l'a jugée authentique (sahîh) dans Sahîh al-Jâmi' (n° 6464), et Al-Durar al-Saniyyah indique où elle est rapportée : an-Nasâ'î dans as-Sunan al-Kubrâ (n° 9928 dans sa numérotation), at-Tabarânî (n° 7532) et Ibn as-Sunnî dans 'Amal al-Yawm wa al-Layla, un livre des paroles à dire le jour et la nuit (n° 124). Les récits sur l'aumône de fin du Ramadan et sur la faim d'Abou Hourayra se trouvent dans Sahîh al-Bukhârî (n° 1503, 6452 et 118) et dans Sunan Abî Dâwûd (n° 1609, jugé bon (hasan) par al-Albânî, comme l'indique Sunnah.com).[8][12][4][6][7][5]
- Versets
- Al-Baqarah 2:255
- Traduction publiée consultée
- Muhammad Hamidullah, Le Coran, traduction de Muhammad Hamidullah (Quran.com)
- Sens en langage simple (Qabas Anime)
- 2:255
- Tafsîr
- Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com
Sources
- [1] Sahih al-Bukhari 2311, Representation, Authorization, Business by Proxy, Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Abu Hurayra's narration, given by al-Bukhari as a ta'liq (from Uthman ibn al-Haytham), in the chapter «بَابُ إِذَا وَكَّلَ رَجُلاً، فَتَرَكَ الْوَكِيلُ شَيْئًا، فَأَجَازَهُ الْمُوَكِّلُ، فَهُوَ جَائِزٌ» (Chapter: If a person deputes somebody, and the deputy leaves something); Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [2] Sahih al-Bukhari 3275, Beginning of Creation, Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)The same hadith in short, in the chapter «باب صِفَةِ إِبْلِيسَ وَجُنُودِهِ» (Chapter: The characteristics of Iblis (Satan) and his soldiers); Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [3] Sahih al-Bukhari 5010, Virtues of the Qur'an, Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)The same hadith in short, in the chapter «باب فَضْلُ سُورَةِ الْبَقَرَةِ» (Chapter: The superiority of Surat Al-Baqarah); Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [4] Sahih al-Bukhari 1503, Obligatory Charity Tax (Zakat), Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Ibn Umar's narration on the end-of-Ramadan charity (a Sa' of dates or of barley, given before the festival prayer), in the chapter «باب فَرْضِ صَدَقَةِ الْفِطْرِ»; Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [5] Sunan Abi Dawud 1609, Zakat (Kitab Al-Zakat), Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Ibn Abbas's narration: the end-of-Ramadan charity as food for the poor, in the chapter «باب زَكَاةِ الْفِطْرِ»; Arabic text and English translation as published on Sunnah.com, which gives al-Albani's grading: Hasan.
- [6] Sahih al-Bukhari 6452, To make the Heart Tender (Ar-Riqaq), Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Abu Hurayra on his hunger and the stone he tied over his belly, in the chapter «باب كَيْفَ كَانَ عَيْشُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ»; Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [7] Sahih al-Bukhari 118, Knowledge, Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Abu Hurayra on why he narrated so much: he stayed close to the Prophet, in the chapter «باب حِفْظِ الْعِلْمِ»; Arabic text and English translation (Dr. M. Muhsin Khan).
- [8] Sahih Muslim 810, The Book of Prayer - Travellers, Sunnah.com (consulté le 2026-11-04)Ubayy ibn Ka'b's narration: the greatest verse in the Book of Allah, in the chapter «باب فَضْلِ سُورَةِ الْكَهْفِ وَآيَةِ الْكُرْسِيِّ» (Chapter: The virtue of Surat al-Kahf and Ayat al-Kursi); Arabic text and English translation (Abdul Hamid Siddiqui).
- [9] Al-Durar al-Saniyya, Encyclopedia of Hadith Commentary, sharh of Sahih al-Bukhari 2311 (page 1766), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-11-04)Arabic, under the supervision of the site's scholarly committee: Sahih al-Bukhari 2311 marked as a ta'liq, where it is recorded with a connected chain, and the explanation; summarised and translated by Qabas Anime.
- [10] Al-Durar al-Saniyya, Hadith Encyclopedia: the hadith of Abu Hurayra and the charity of Ramadan, as graded by Ibn Kathir (al-Bidaya wa al-Nihaya 8/107), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-11-04)Arabic: Ibn Kathir's grading, established (ثابت).
- [11] Al-Durar al-Saniyya, Hadith Encyclopedia: the hadith of Abu Hurayra and the charity of Ramadan, as graded by al-Ajluni (Kashf al-Khafa 2/565), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-11-04)Arabic: al-Ajluni's grading, sahih (authentic).
- [12] Al-Durar al-Saniyya, Hadith Encyclopedia: whoever recites Ayat al-Kursi after every prayer, as graded by al-Albani (Sahih al-Jami' 6464), Al-Durar al-Saniyya (dorar.net) (consulté le 2026-11-04)Arabic: the narration of Abu Umama al-Bahili, al-Albani's grading (sahih) and where it is recorded (an-Nasa'i, as-Sunan al-Kubra; al-Tabarani; Ibn as-Sunni); told on our page in our own words.
- [13] Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 4, pp. 569-571 (Book of Representation, chapter: if a man puts someone in charge and the one in charge leaves something, commentary on Sahih al-Bukhari 2311), Islamweb.net library (page numbers as printed) (consulté le 2026-11-04)Arabic, summarised and translated by Qabas Anime. Islamweb shows this commentary on the page of the next chapter (52/4202), from its printed p. 569.Pages consultées : pp. 569-571
- [14] Quran 2:255, Surah Al-Baqarah (Ayat al-Kursi), Quran.com (consulté le 2026-11-04)English translation by Saheeh International. The Arabic shown on this page is the Tanzil Uthmani text (see arabic_source).
- [15] Tafsir Ibn Kathir (Abridged), English, Quran.com (consulté le 2026-11-04)The abridged English translation of Ibn Kathir's Tafsir al-Qur'an al-'Azim, as shown on Quran.com under "Ibn Kathir (Abridged)" (its commentary on 2:255). Summarised in our own words.Pages consultées, par verset : 2:255
Transcription
Les paroles de l'épisode, d'après les sous-titres (Français) de la voix originale.
Un voleur… en pleine nuit. a appris à un compagnon du Prophète (paix et salut sur lui) un verset… grâce auquel Allah le protège jusqu'au matin. Mais… sais-tu qui était vraiment ce voleur ?
Dans les derniers jours du Ramadan, à Médine, la ville du Prophète (paix et salut sur lui)… les gens donnaient l'aumône de fin du Ramadan… des dattes et de l'orge, pour nourrir les pauvres le jour de la fête. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a chargé Abou Hourayra de surveiller l'aumône de fin du Ramadan. Et Abou Hourayra… était un homme qui connaissait la faim. Il attachait une pierre sur son ventre, tant il avait faim. La première nuit… un homme est venu dans le noir… et s'est mis à prendre la nourriture à pleines mains. Abou Hourayra l'a attrapé.
« Par Allah, je vais t'emmener devant le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) ! »
« Je suis dans le besoin… j'ai une famille à nourrir. »
Abou Hourayra s'est souvenu de sa propre faim… Abou Hourayra a eu pitié de lui… et l'a laissé partir.
Le matin, le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Abou Hourayra… qu'est devenu l'homme que tu as attrapé hier soir ? » Abou Hourayra lui a répondu que l'homme avait dit être dans le besoin, et avoir une famille à nourrir… Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Il t'a menti… … et il reviendra. » Abou Hourayra savait que l'homme reviendrait… parce que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) l'avait dit. Alors Abou Hourayra l'a attendu dans le noir. L'homme est venu prendre de la nourriture à pleines mains… et Abou Hourayra l'a attrapé. L'homme a dit qu'il était dans le besoin… et lui a promis de ne pas revenir. Encore une fois, Abou Hourayra a eu pitié de lui… et l'a laissé partir.
Le matin… le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a posé à Abou Hourayra la même question : « Qu'est devenu l'homme que tu as attrapé ? » Abou Hourayra lui a donné la même réponse… Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Il t'a menti… et il reviendra. » La troisième nuit, Abou Hourayra l'a encore attendu. Et cette fois… Abou Hourayra a décidé de ne pas le laisser partir. Le voleur a sauté de toit en toit… et Abou Hourayra le suivait de près, sans jamais le lâcher.
« C'est la troisième fois ! Tu dis que tu ne reviendras pas… et tu reviens ! » « Laisse-moi partir… et je t'apprendrai des paroles grâce auxquelles Allah te fera du bien. » « Lesquelles ? » « Quand tu te couches, récite Ayat al-Kursi… jusqu'à la fin du verset. » « Un gardien envoyé par Allah veillera sur toi toute la nuit… … et aucun démon ne s'approchera de toi jusqu'au matin. » Les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) cherchaient le bien plus que quiconque… alors Abou Hourayra l'a laissé partir.
Le matin… Abou Hourayra a raconté au Messager d'Allah (paix et salut sur lui) ce que l'homme lui avait appris. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Il t'a dit la vérité… même si c'est un grand menteur. » Puis le Prophète (paix et salut sur lui) lui a demandé : « Sais-tu à qui tu parles depuis trois nuits… Abou Hourayra ? » « Non, Messager d'Allah. » Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui-là… c'était un démon. » Un démon… venu voir Abou Hourayra sous l'apparence d'un homme dans le besoin. La vérité est la vérité… même quand c'est un menteur qui la dit. Et Ayat al-Kursi… est le plus grand verset de tout le Coran. Ce verset enseigne qu'Allah est Unique… et que personne d'autre que Lui ne mérite d'être adoré. Allah est vivant et ne meurt jamais… et c'est Lui qui prend soin de tout, dans les cieux et sur la terre. Allah n'est jamais distrait et ne dort jamais… alors que les gens dorment. Allah sait ce qui a été et ce qui sera… et personne ne connaît rien de Son savoir, sauf ce qu'Il enseigne. Les cieux et la terre… sont tout petits face à la grandeur d'Allah. Protéger les cieux et la terre ne fatigue pas Allah… alors comment pourrait-Il se fatiguer à te protéger, toi ? Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui récite Ayat al-Kursi après chaque prière obligatoire… seule la mort le sépare du Paradis. » C'est-à-dire après chacune des cinq prières de la journée. Alors ce soir, quand tu iras te coucher… récite Ayat al-Kursi jusqu'à la fin. Un gardien envoyé par Allah restera avec toi… et aucun démon ne s'approchera de toi jusqu'au matin. Et Allah, le Très-Haut, dit : Allah : il n'y a pas d'autre dieu que Lui, le Vivant, qui maintient tout en existence. Il ne somnole jamais et ne dort jamais. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Lui appartient. Qui pourrait parler en faveur de quelqu'un devant Lui, sans Sa permission ? Il connaît l'avenir et le passé des gens, et ils ne connaissent rien de Son savoir, sauf ce qu'Il veut. Son Kursi s'étend sur les cieux et la terre, et les protéger ne Le fatigue jamais. Il est le Très-Haut, le Très-Grand. (Coran 2:255)




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